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Le chanteur Cali signe son premier roman

07 Fév Publié par dans Littérature | Commentaires

Avec le roman Seuls les enfants savent aimer paru aux Editions Cherche Midi, Cali se livre sur son enfance douce-amère.

Un album de famille

On connaît Cali pour ses ballades et sa plume d’auteur, compositeur et interprète engagé. À présent, il revient sur son enfance dans un roman touchant. Chaque chapitre est comme une page d’un album privé qu’il feuillette avec le lecteur. Cali brosse des portraits, esquisses des émotions, peint des instants d’un passé à la fois douloureux et solaire.
La mère y tient une place importante, centrale même. Cali dialogue avec elle. Dès les premières pages, on découvre la douleur autour de laquelle son enfance doit se construire : la mort d’une maman partie trop tôt. Entouré du père, des frères et sœurs et du reste de la famille unie, il faut apprendre à vivre sans la présence maternelle qui manque cruellement. Cali porte un regard juste sur ce que peut ressentir un enfant d’à peine 6 ans qui doit épier à travers un volet clos l’enterrement de sa mère. Le jeune Bruno (devenue Cali) n’a pas le droit d’y assister. Il faut préserver le petit. Mais peut-on préserver un enfant par le simple fait de lui cacher des vérités ? Bruno est lucide et voit bien ce qui se trame autour de lui, même s’il est difficile d’y mettre des mots.

Tisser des morceaux de vie

Tel un patchwork, les évènements se suivent et créent le tissu émotionnel de l’enfance. On accompagne Bruno dans l’apprentissage de ses émotions. On y croise les émois de l’amitié avec la rencontre d’Alec, mais aussi les émois du premier sentiment amoureux pour la belle Carol. Mais c’est aussi le récit d’un enfant qui essaie de dompter l’absence et le manque. Le petit garçon découvre la peur, le vide et la solitude, par exemple en se sentant abandonné de tous dans une colonie de vacances. 6 ans, c’est l’âge des expériences, celle de la méchanceté mais aussi de la douceur.

Une chanson douce

Le roman est tendre, doux, comme une mélodie mélancolique qui donne au final le sourire. On entend la voix du tout jeune enfant, et celle de l’adulte sensible qui regarde son passé avec bienveillance et amour. Le ton est à la fois naïf et empreint d’une vérité tout simple : celle de l’acceptation de ce que l’existence est et donne, à savoir le meilleur comme le pire.

Sylvie V.

Cali, Seuls les enfants savent aimer, Ed. Cherche midi, 192 p.

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