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La chevauchée des Walkyries, c’est imminent.

23 Jan Publié par dans Opéra | Commentaires

On croise les doigts pour le premier rendez-vous en ce mardi 30 janvier. Ebullition garantie. La programmation d’un opéra de Richard Wagner est toujours un événement, même à Toulouse où la scène du Théâtre du Capitole a accueilli fréquemment le compositeur allemand et sa Tétralogie, en langue française à deux reprises puis en langue allemande à deux reprises encore. Mon article en pré-annonce du 16 janvier peut vous être utile pour une mise en condition, éclairante j’espère !!

Février voit donc le grand retour, à 18h pour les soirées, de La Walkyrie dans la production de Nicolas Joël, production qui accuse déjà presque ses vingt ans. Il avait fallu déjà attendre vingt-quatre ans depuis la précédente. Le temps défile. Mais on ne monte pas un opéra de Richard Wagner comme on programme un Elixir d’amour. La réussite alors du trio Frigerio-Squarciapino-Cheli dans les décors, costumes et lumières fut bien au rendez-vous et  nous rassure. Ce sont des éléments déterminants de la mise en scène de Nicolas Joël.

Voyons pour la direction des opérations. La baguette est tenue par Claus Peter Flor, un habitué de la fosse du Théâtre du Capitole qui permit de faire découvrir à tous ou presque ici, en ce mois de juin dernier, et de la meilleure des façons possible, Le Prophète de Meyerbeer, disparu de notre scène il y a bien longtemps. Si l’on repense aussi à sa propre direction d’un certain Vaisseau fantôme, tout doit aller pour le mieux. La fosse sera pleine, occupée par, comme on dit, les forces vives de l’Orchestre National du Capitole. Les qualités de tous ses pupitres sont reconnues, sur le plan national comme international. C’est la pleine assurance pour tout amateur de la musique d’un opéra de Wagner. Donc, me voilà rassuré !!

 La distribution devrait lever, si nécessaire, les quelques appréhensions bien naturelles car il faut six voix au rendez-vous. On remarque Anna Smirnova dans le rôle écrasant de Brünnhilde, chanteuse fort remarquée dans Jeanne, la Pucelle d’Orleans, ce 15 mars dernier. Elle fut acclamée à la Halle. Quant au Wotan, c’est Tomacz Konieczny. A son sujet, on a pu lire que dans le rôle de Telramund de Lohengrin, il y a peu : «  son timbre est particulièrement sonore, clair, la voix est puissante et le sens du texte particulièrement expert. On sent qu’il y a derrière une expérience de Wotan et Alberich, qui sont des rôles dans lesquels le baryton basse polonais excelle. Ainsi d’un deuxième acte impressionnant de puissance et de présence qui montre que Konieczny est un artiste notable de la scène wagnérienne d’aujourd’hui. » Tout est dit et donc, nous voilà rassuré par avance sur l’affiche pour un artiste encore jamais entendu ici.

Dans Sieglinde, c’est une voix que nous connaissons bien puisqu’entendue dans l’Adriano de Rienzi, celle de Daniela Sindram. Il fut écrit : « Tel n’est fort heureusement pas le cas d’Adriano, brûlé de l’intérieur et chanté avec une belle passion par le beau mezzo de Daniela Sindram. Chacune de ses interventions est investie et elle chante à la perfection, écarts compris, son « Gerechter Gott ». » Fort bon accueil aussi pour sa Brangaëne dans la reprise de Tristan et Isolde la saison suivante sur cette même scène. Dans Hunding, on retrouve la belle basse de Dimitry Ivashchenko découverte tout récemment dans Zacharie du Prophète.

Dans Sigmund, nous avons Michael König. Juste avant, il aura chanté Max dans Le Freischütz sur la scène de La Scala de Milan, tout de même, donc…. Dans Fricka, c’est Elena Zhidkova. Elle vient de chanter Eboli de Don Carlo à l’Opéra de Vienne !! rôle pour lequel il faut un certain tempérament. Pour les invectives de Fricka, cela devrait donc aller.

Michel Grialou


Théâtre du Capitole
La Walkyrie (Richard Wagner)
Claus Peter Flo (direction musicale)
Nicolas Joel (mise en scène)
Orchestre National du Capitole

du 30 janvier au 11 février 2018

La Walkyrie © Gilles Bouquillon

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