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On connaît la chanson… My Funny Valentine par Chet Baker

06 Déc Publié par dans Musique | Commentaires

Chaque mercredi, nous évoquons à travers une vidéo une chanson connue ou méconnue, revisitée ou immortalisée.

Une légende du jazz et de la musique tout court. Le trompettiste et chanteur (1929-1988) a fait ses premiers pas auprès de Stan Getz, Charlie Parker ou Gery Mulligan avant de devenir rapidement une star, une icône du cool jazz de la West Coast notamment avec l’album Chet Baker sings en 1956.

Par sa voix comme par son jeu ainsi que son par insolente beauté (immortalisée par les clichés légendaires de William Claxton), Chet dégageait un romantisme et un lyrisme que venait tempérer une fragilité d’ange déchu. À l’instar de tant d’autres jazzmen, il entretint une addiction autodestructrice à la drogue, traversa des périodes noires, se fit casser les dents par des dealers, fut parfois incapable de se produire sur scène. Pourtant, jusqu’à la fin, il y eût des moments de grâce où l’artiste renaissait de ses cendres. Ainsi, ce concert de juin 1987 à Tokyo, quelques mois à peine avant sa mort le 13 mai 1988 à Amsterdam due à une chute jamais élucidée depuis la fenêtre de sa chambre d’hôtel. Accompagné de Harold Danko au piano, Hein Van der Geyn à la contrebasse et John Engels à la batterie, Chet Baker livre une version éblouissante du standard de Richard Rodgers et Lorenz Hart dont il reste l’un des plus brillants interprètes. La voix est intacte, le son si particulier de la trompette aussi. On est sur le fil du rasoir. La vie palpite à chaque note. C’est d’une beauté bouleversante. C’était Chet.

Christian Authier


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