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On connaît la chanson… The Maker par Daniel Lanois

15 Nov Publié par dans Musique | Commentaires

Chaque mercredi, nous évoquons à travers une vidéo une chanson connue ou méconnue, revisitée ou immortalisée.

Ce Canadien francophone, né en 1951, a été l’un des grands producteurs des années 80 et 90. Avec son comparse Brian Eno, autre sorcier du son, il est en 1984 aux manettes de The Unforgettable Fire de U2 et ne quittera plus guère la production des albums des Irlandais. Mais on retrouve aussi Lanois aux côtés de Peter Gabriel (Birdy, So, Us), de Robbie Robertson pour son premier album solo, de Bob Dylan (Oh Mercy, Time Out of Mind – deux des grands albums du prix Nobel selon ses exégètes), des Neville Brothers (Yellow Moon) et de tant d’autres : Marianne Faithfull, Neil Young, Willie Nelson…

Daniel Lanois a initié également depuis 1989 une riche carrière solo ponctuée d’une quinzaine d’albums dont le premier, Acadie, demeure son plus gros succès. Le public français ne fut pas insensible au charme de Jolie Louise, chanson dont la mélodie entraînante accompagne des paroles sinistres… Enregistré essentiellement à La Nouvelle-Orléans, Acadie bénéficie de l’apport de quelques amis bien choisis parmi lesquels Brian Eno, les Neville Brothers ou Larry Mullen Jr et Adam Clayton de U2. Sur douze titres, dont des instrumentaux annonçant les expérimentations à venir, l’artiste revisite ses inspirations diverses – folk, country, blues, jazz, ambient, gospel… – au gré d’un son envoûtant, atmosphérique, lourd, enveloppant et délicat à la fois. La chaleur de la voix épouse à la perfection la beauté foudroyante de certaines compositions à l’instar de The Maker, devenu un standard au Canada et aux Etats-Unis. La batterie et la basse installent une rythmique entêtante sur laquelle le chant vient se poser avec la grâce d’un papillon. Pedal steel et dobro s’invitent, la voix d’ange d’Aaron Neville surgit pour célébrer saint Jean Baptiste. C’est beau comme une prière dans une langue oubliée.

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Christian Authier


Bonus : version live en compagnie du grand batteur de jazz Brian Blade et du guitariste Jim Wilson.

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