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La fin de l’empire

13 Oct Publié par dans Cinéma | Commentaires

La Révolution russe est à l’affiche de la Cinémathèque de Toulouse et du Théâtre national de Toulouse, à l’occasion du centième anniversaire des événements d’octobre.

La Cinémathèque de Toulouse, avec le Théâtre national de Toulouse, contribuent cet automne au centenaire de la révolution bolchévique en projetant cinq films commémoratifs produits par l’Union soviétique. Trois d’entre eux seront accompagnés par un musicien : les pianistes Michel Lehmann et Michel Parmentier, l’accordéoniste Grégory Daltin. Quatre de ces films ont été produits pour le dixième anniversaire de la Révolution russe : « Octobre » (photo), troisième film de Sergueï M. Eisenstein (après « la Grève » et « le Cuirassé Potemkine »), « La Fin de Saint-Pétersbourg » de Vsevolod Poudovkine, « La Chute de la dynastie des Romanov » d’Esther Choub, « Moscou en octobre » de Boris Barnet. Le dernier film présenté est « Lénine en octobre », de Mikhaïl Romm, sorti en 1937, à l’occasion du vingtième anniversaire de la Révolution d’octobre.

Responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse, Franck Lubet note qu’il s’agit de «cinq films qui opposent surtout des points de vue idéologiques sur le cinéma. Le dernier appartient au réalisme socialiste et, culte de la personnalité oblige, la Révolution toute entière est personnifiée par un Lénine incarné, alors que les quatre premiers appartiennent à l’avant-garde des années 1920, poursuivant les recherches d’un langage cinématographique révolutionnaire tout en s’attachant davantage aux événements et aux masses qu’aux leaders. Ainsi, le film de la pionnière Esther Choub est un film de montage d’images d’archives, actualités et documents privés (notamment les films de famille du Tsar), qui est une lecture d’images précédant et annonçant la Révolution − un travail préfigurant celui de Chris Marker. Et puis, à la fresque monumentale d’Eisenstein – véritable film de masses malgré la première apparition d’un Lénine joué et décrié en son temps pour son aspect expérimental – Poudovkine répond par une approche plus intimiste, livrant un incontestable chef-d’œuvre qui rend peut-être encore mieux compte de la grande histoire à travers la petite.»

Jérôme Gac
une chronique du mensuel Intramuros


«Octobre 17», du 14 au 27 octobre, à la Cinémathèque de Toulouse,
69, rue du Taur, Toulouse. Tél. : 05 62 30 30 11.

Ciné-concert, par Michel Lehmann (piano), samedi 14 octobre, 20h30, au TNT,
1, rue Pierre-Baudis, Toulouse. Tél. : 05 34 45 05 05.

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