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De Beethoven à Bartók en passant par Schubert

07 Juin Publié par dans Musique classique | Commentaires

Avant le début des festivals d’été auxquels l’Orchestre national du Capitole participera, la saison 2016/2017 de la phalange toulousaine s’achève sur une confrontation musicale entre deux capitales musicales. Vienne, où fut créée la Symphonie n°2 de Ludwig van Beethoven et l’Ouverture dans le style italien de Franz Schubert, dialogue ainsi avec Budapest et son évocation de l’Orient tragique tel que Béla Bartók le dépeint dans son Mandarin merveilleux. Le concerto pour alto et orchestre du compositeur hongrois complète ce programme du 9 juin.

Le chef d’orchestre espagnol Gustavo Gimeno – Photo Alfonso Salgueiro –

Le chef espagnol invité Gustavo Gimeno, déjà présent à Toulouse en février 2016, sera de retour à la tête de l’ONCT. Après des débuts très remarqués avec l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam en février 2014, il est invité par les orchestres les plus prestigieux. En 2015/2016, il devient directeur musical de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg. Il collabore par ailleurs avec les orchestres philharmoniques de Munich, Rotterdam, la Philharmonie de Zurich, l’Orchestre de Cleveland, l’Orchestre symphonique de Birmingham et l’Orchestre National de France. Cette saison, il débute à la tête des orchestres symphoniques de Boston, Chicago, de la NHK de Tokyo, de l’Orchestre symphonique national des États-Unis (Washington D.C.) et de l’Orchestre de l’Académie de Sainte-Cécile. Sont également prévues deux représentations à Vienne : aux côtés de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg au Konzerthaus et de l’Orchestre symphonique de Vienne au Musikverein. 2015 a été l’année des débuts de Gustavo Gimeno sur la scène lyrique avec Norma à l’Opéra de Valence en Espagne.

Le jeune altiste Adrien La Marca

À ses côtés, le jeune altiste français Adrien La Marca, « Révélation Soliste Instrumental » aux Victoires de la musique classique 2014, nous livrera son interprétation du Concerto pour alto et orchestre de Béla Bartók, une partition marquée par l’exil douloureux du compositeur aux États-Unis. L’année 2010 est à marquer d’une pierre blanche dans la jeune carrière d’Adrien La Marqua : il est sélectionné par Gidon Kremer pour participer au programme « Chamber music connects the world » et joue avec Andras Schiff, Yuri Bashmet, Frans Helmerson et Gidon Kremer. Il est successivement lauréat du programme Génération Spedidam, du XVIème Concours international Johannes Brahms en Autriche et du Xème Concours international Lionel Tertis. « Révélation Soliste Instrumental » aux Victoires de la musique classique 2014, il compte déjà une expérience solide de concertiste, comme le montre sa participation à de grands festivals : Festival Merrick à Miami, Folle Journée de Nantes, Musica à Strasbourg, La Grange de Meslay à Tours, Deauville, Aix-en-Provence, Périgord Noir, Schloss-Elmau, Bad Kissingen, Ravinia, Verbier, Moritzburg et Kuhmo (Finlande). Il joue en soliste avec le MDR Sinfonieorchester et l’Orchestre Les Siècles. En France, il se produit à la Salle Rameau à Lyon, au Grand-Théâtre de Provence, au Théâtre des Champs-Élysées, à l’Auditorium du Louvre et au Théâtre de la Ville de Paris. Il fait des débuts remarqués à Londres, lors du « Viola Day » au Wigmore Hall en 2014, et au Konzerthaus de Berlin pour le Marathon Mozart en 2015.

Serge Chauzy
une chronique de ClassicToulouse


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