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Souvenirs de résistance

09 Avr Publié par dans Littérature | Comments

Né en 1922, Pierre-Yves Canu signe avec Je resterai abeille un bref et précieux récit sur son passé de résistant.

«Ce texte n’est ni un roman ni un documentaire mais mon témoignage sur la drôle de guerre, l’exode, l’Occupation, la Résistance, la Libération. Je ne cite que les noms des personnes que j’ai réellement connues et dont j’ai été le compagnon», prévient Pierre-Yves Canu qui témoigne pour la première fois par écrit de son expérience. Avec humilité et sans effets, celui qui avait dix-huit ans en 1940 relate les épisodes (engagement dans l’armée d’armistice en 1941, affectation au 21ème régiment d’infanterie coloniale à Toulon, sabordage de la Flotte après l’invasion de la zone libre par les Allemands, entrée dans la Résistance intérieure) qui vont le voir rejoindre le réseau Cohors.

Un jour, Pierre-Yves Canu découvre que le chef de ce réseau, comprenant 1000 membres, est son ancien professeur de littérature en troisième, Jean Cavaillès, qui sera arrêté le 28 août 1943 et fusillé le 17 février 1944. De Paris à Lyon, d’agents de liaison en maquis, on suit le quotidien d’un résistant «ordinaire» qui nous rappelle cependant : «Il faut absolument retenir qu’il n’y a pas de grands résistants et de petits résistants. Il n’y a qu’une seule sanction, l’arrestation plus ou moins musclée, la mort ou la déportation». Pierre-Yves Canu croise la route de Serge Ravanel, Jean-Pierre Vernant, Jean Cassou, Pierre Bertaux ou Malraux et participe à la Libération de Toulouse. À lire…

Christian Authier
Un Article de l’Opinion Indépendante

Je resterai abeille, Échos de résistance, préface de Gilles Vergnon, éditions de la Thébaïde, 110 p.

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