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Glastag, pas de fausses notes

07 Mar Publié par dans Gastronomie | Commentaires

Pour sa nouvelle adresse, Yohann Travostino a soigné la déco, mais aussi les assiettes et les boissons. Bonne pioche.

Glastag

C’est presque à l’abri des regards, mais cependant en plein centre, à quelques mètres de la place des Carmes, rue Joutx-Aigues, que le Glastag s’est installé début décembre. En poussant la porte, on est accueilli par un long bar, des mange-debout et des tabourets évoquant des bouchons de champagne, puis un couloir permet d’accéder à une vaste salle lumineuse (grâce notamment à une belle verrière de toit) aux murs garnis de végétation. Là n’est pas le plus important (on ne va pas au restaurant pour manger les rideaux ou le mobilier), mais l’une des particularités du lieu réside précisément dans sa singularité et sa faculté de varier les propositions (on peut piocher dans la brève et percutante carte des cocktails au bar avant de passer à table ou bien après, on peut privatiser une salle au sous-sol pour les repas de groupe).

Sept jours sur sept

Yohann Travostino, déjà aux manettes de l’excellent restaurant le Solilesse et du bar le Moloko, a confié les fourneaux du Glastag à un jeune chef, Rémi Bouet, qui a fait ses armes chez des étoilés (dont un passage très formateur à l’Auberge du Vieux Puits, le trois macarons de Gilles Goujon). Ensemble, ils ont conçu une carte, renouvelée régulièrement, aguicheuse et fringante. Dans les entrées (compter de 7 à 9 €), une huitre gratinée, tombée de poireaux et champignon croise un carpaccio de pied de porc et gambas, bisque et suprême de citron vert ou des nems de canard effiloché, carotte acidulée. Des œufs toqués à la truffe et leurs mouillettes au beurre de truffe nous firent de l’œil et aiguisèrent idéalement l’envie de voir la suite.

Justement, du côté des plats (une dizaine entre 17 et 19 €), à des abats de volaille en vol-au-vent, vieux Rancio et sauce poulette répondent des blancs de seiche et linguine en carbonara (parfaits dans leur robuste simplicité). À noter une formule déjeuner (plat + dessert à 15,50 €) resserrée avec trois propositions : plat du jour, pavé de bœuf ou club sandwich. Quant aux pâtisseries, elles viennent de la maison Delmas de Cahuzac-sur-Vère.

Le choix des vins est à l’unisson avec une carte cohérente et suffisamment variée pour contenter les buveurs. Dans le Languedoc, on peut citer les vins de Benjamin Taillandier, Thierry Navarre ou Gilles Azam, mais aussi ceux d’Emmanuel Giboulot (Bourgogne), de Rémi Dufaître (Beaujolais) ou de Thierry Michon (Fiefs-vendéens). Bref, il y a à bien boire et à bien manger au Glastag qui est ouvert sept jours sur sept, midi et soir, amplitude appréciable quand le choix d’un restaurant à Toulouse se réduit drastiquement le dimanche, voire le lundi… À découvrir.

Christian Authier
Un Article de l’Opinion Indépendante

GlastagGlastag Restaurant
7, rue Joutx-aigues
31000 Toulouse

Tel. : 09 86 18 14 14

Site Internet : www.glastag.fr/

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