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L’Utopie de Piers Faccini prend forme au Rex de Toulouse

24 Jan Publié par dans Musique | Commentaires

A Toulouse, Faccini  jouera avec la maturité acquise sur  la tournée aux Etats-Unis dont il vient juste de rentrer, gonflé à bloc par les stimulations du Nouveau Monde, de ses publics curieux, enthousiastes, et forcément sensibles à des titres comme Bring Down The Wall dans le contexte que l’on sait.

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Piers Faccini sera en concert au Rex de Toulouse ce vendredi 27 janvier pour présenter son nouvel album I Dreamed An Island (Beating Drum 10/2016)

Voici le pitch et quelques impressions d’incandescence ramenées de Gignac (34), une des premières dates de la tournée à l’automne 2016.

I DREAMED AN ISLAND une utopie musicale moderne, l’allégorie d’un dialogue culturel idéal, illustré par l’âge d’or d’un petit royaume Normand de Sicile qui a connu, dans le Haut Moyen Age, une parenthèse de coexistence pacifique entre peuples et religions, favorisant un bouillonnement inédit de créativité.

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Nouvelle vague folk

Depuis sa tournée mondiale en première partie de Ben Harper, ses compagnonnages avec Ibrahim Maalouf, Vincent Segal, Dawn Landes, Rokia Traoré, et sans doute parce qu’il est aussi peintre, Piers Faccini taille sa route d’auteur-compositeur de plus en plus poète, de plus en plus indépendant, suivi par une audience croissante qu’il peut se vanter d’avoir conquise au cœur à cœur. (*)

Chantre d’un nouveau folk, celui du 21e siècle, Piers Faccini offre des concerts à son image, celle de son ADN multiculturel fait de Tarentella d’Italie du Sud, de résonances africaines, et de blues du Mississipi, avec une bonne dose d’électrification et de rythmique créative.

Le concert I Dreamed An Island est plus que jamais dans cette veine – avec une formule trio inédite qui garantit quantité de voyages exotiques au cœur même du Rex de Toulouse, dont la scène sera rehaussée pour l’occasion par les lampes orientales créées par Marianne Pelcerf.

Et retenez ceci pour le concert de Toulouse et ceux qui vont suivre : Piers sera juste rentré d’une tournée aux Etats-Unis, gonflé à bloc par les stimulations du ‘Nouveau Monde’, de ses publics curieux, enthousiastes, et forcément sensibles à des titres comme Bring Down The Wall dans le contexte que l’on sait. Le trio jouera avec la maturité acquise sur la tournée et surfera encore sur cette vague tonifiante formée au fil des concerts de New-York (NY), Boulder (Colorado), Nashville (Tennessee), Washington DC …

Dream on les garçons, c’est tout ce qu’on nous souhaite à Toulouse le 27 janvier !

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Un album-manifeste …

Honorer les origines multiculturelles de sa famille, se souvenir de leur trace de migrants entre les Balkans, la Méditerranée et les îles Britanniques. Célébrer – aujourd’hui – l’interface féconde entre les peuples et les cultures, et l’illustrer par la mémoire d’une époque ancienne bien plus violente, au cœur de laquelle cet équilibre s’est inscrit naturellement. Travailler son empreinte artistique sans concession, affiner son écriture poétique et musicale, ciseler la forme pauvre avec l’instrument authentique et le rythme, pour que du simple haiku jaillisse l’arc-en-ciel, la complainte, ou la fête.

Cette convergence de la quête personnelle, de l’inscription dans le monde, et de l’accomplissement musical est en soi un formidable pari créatif : pierre de touche pour l’artiste Faccini et bonne brise pour tout un chacun dans l’affirmation de ses singularités propres.

… matrice pour beaucoup de lives

Conçus comme une matrice unique, tant le concept de l’album que chacune des chansons du set se déclinent en live et n’en finissent pas d’offrir un visage nouveau. Piers autant que les musiciens mûrissent en tournée, ne cessent d’inventer et de composer avec les événements, avec les publics, et l’esprit intangible qui se forme parfois dans l’alchimie des concerts.

La dominante musicale de l’album – outre la voix de Piers Faccini – repose sur des arrangements composés avec des instruments acoustiques superbes, issus des traditions populaires méditerranéenne et africaine, ou encore de la musique baroque. Simone Prattico, qui a composé une bonne partie des lignes de batterie sur cet album, a lui aussi enrichi son arsenal de percussions. Les virtuoses de tous ces instruments sont nombreux sur l’album mais tous ne peuvent accompagner la tournée, sauf quand l’occasion s’y prête.(**)

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Les envolées d’un nouveau trio

Cependant, cette couleur est remarquablement suggérée par la nouvelle formule du trio qui nous attend à Toulouse et sur toutes les dates de la tournée européenne. Malik Ziad a ainsi rejoint Piers et Simone Prattico, son batteur fétiche et ami de longue date. Avec ses parties de mandole et de ghembri (basse acoustique Gnawa), Malik étoffe le set qui offre un mix intéressant entre la rythmique, les instruments acoustiques amplifiés et la guitare électrique à partir de laquelle parfois quelques boucles viennent enrichir les arrangements.

Piers trouve davantage de ressources et de confort avec le trio. Selon les chansons, il peut appuyer la mélodie et enrichir la section rythmique grâce à la ligne de basse du ghembri de Malik. Le même, à la mandole, prend le relai de la mélodie principale à quelques occasions ou, le plus souvent, tisse des ornementations fines et ajustées : c’est la haute-couture façon Malik, juste la grande classe.

Voilà qui donne de l’air à la formation, les musiciens apportent des idées, stimulent les envolées célestes, hypnotiques comme dans la chanson Comets, autant que les breaks rythmiques, électriques et tranchants, par exemple au cœur du titre Cloak of Blue, où vous découvrirez quelques audaces de Simone Prattico avec la guitare hyper-blues de Piers.

Ne manquez pas cette expérience, et l’occasion d’en parler avec Piers lui-même, toujours disponible pour discuter à chaud en sortie de scène.

 


Le concert est une co-production Zamora Prod (Paris) et Bleu-Citron (Toulouse)

Réservations ouvertes sur le site du Rex de Toulouse: ici

Retrouvez toutes les dates de la tournée sur www.piersfaccini.com

(*) Invité sur France Inter au lendemain de son giga-concert de Bercy en décembre dernier, Ibrahim Maalouf confiait que pour lui, Piers Faccini était l’un des artistes les plus importants d’aujourd’hui. (**) Ils ont bien sûr joué et enregistré ensemble à maintes reprises depuis leur rencontre autour de la regrettée Lhasa. Ben Harper l’avait embarqué en première partie de sa tournée mondiale il y a une dizaine d’années. Vincent Segal l’accompagne sur un joli projet de duo avec Songs of Time Lost et lui a présenté Ballaké Sissoko. Sa route a croisé Camille et Rokia Traoré. Il a réalisé le premier album de Dom la Nena avant de créer son label Beating Drum et de se lancer dans la production des albums de Jenny Lysander et du projet Yelli Yelli.

(**) Comme à la fin de l’automne 2016 à Lyon avec Jasser Hadj Youssef, rejoint plus tard à Paris par Bill Cooley. D’autres surprises à venir au gré de la tournée qui se poursuit.

Pierre David
Un article du blog La Maison Jaune


Crédits Photos :

Piers Faccini © Micha Markovicova
Les musiciens © Alexandra Le Pogam
Malik Ziad © Victor Delfim
Simone Prattico © Victor Delfim


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