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Nathalie Stutzmann et l’ensemble Orfeo 55

04 Avr Publié par dans Musique classique | Commentaires

“Nathalie est un authentique chef d’orchestre. Tant d’amour, d’intensité et une technique impeccable Elle nous est indispensable !” C’est ce que déclarait Sir Simon Rattle, le directeur de la Philharmonie de Berlin, en décembre 2012. La grande contralto et l’ensemble qu’elle a fondé, Orfeo 55, sont les invités de la belle saison des Arts Renaissants pour leur concert du mois d’avril dont le thème est résumé par le titre évocateur, « Arie antiche ».

Avec la création de l’ensemble Orfeo 55 en 2009, Nathalie Stutzmann concrétise un rêve de toujours : faire de la musique avec son propre orchestre de chambre. Parallèlement à une carrière de contralto exceptionnelle, et plus récemment à une carrière en tant que chef d’orchestre invité qui se développe très rapidement, Nathalie Stutzmann synthétise avec ce projet vingt-cinq ans de carrière et toute une vie passée au service de la musique au contact des plus grands musiciens et chefs d’orchestre avec lesquels elle a travaillé régulièrement : Herbert von Karajan, Sir Simon Rattle ou Seiji Ozawa, entre autres, mais également les grands noms du baroque comme Sir John Eliot Gardiner, Marc Minkowski etc..

En outre, Nathalie Stutzmann possède une formation de pianiste et de bassoniste. Pour le chant, elle a reçu l’enseignement de sa mère, Christiane Stutzmann, avant d’étudier à l’école d’art lyrique de l’Opéra de Paris avec Michel Sénéchal. Également élève de Hans Hotter, elle a été formée à la direction d’orchestre par Jorma Panula. Elle est Officier des Arts et des Lettres et Chevalier de l’Ordre National du Mérite, Officier du Mérite Culturel de Monte-Carlo.

orfeo55

Les musiciens de l’ensemble Orfeo 55 autour de Nathalie Stutzmann

À la tête d’Orfeo 55, Nathalie Stutzmann impose la rigueur musicale, la liberté expressive et l’intensité émotionnelle qui font sa réputation en tant que chanteuse et chef d’orchestre. Ensemble à géométrie variable, Orfeo 55 adapte ses effectifs et son instrumentarium aux œuvres abordées. En effet, les musiciens de l’ensemble possèdent la double pratique instruments baroques/instruments modernes, ce qui leur permet d’aborder les répertoires les plus divers en adaptant leur style d’exécution aux œuvres jouées avec la plus grande souplesse possible.

Le programme qui sera présenté le 6 avril à 20 h 30 en l’église Saint-Jérôme de Toulouse est donc intitulé « Arie Antiche ». En revisitant un passé glorieux, il donne à découvrir ou à redécouvrir plusieurs extraits d’opéras, d’oratorios ou de cantates composés à l’époque baroque « en leur redonnant leur parure instrumentale d’origine. » Quelques pièces instrumentales viennent compléter ce tour d’horizon, recouvrant un vaste et riche répertoire qui nous éclaire en partie sur le rôle capital que joua l’Italie dans le développement des formes vocales et instrumentales durant la période baroque. Ce projet musical souhaite ainsi réaliser une « approche à la fois libre et rigoureuse » qui permette de « revenir à l’esprit originel de ces pièces et leurs orchestrations baroques. »

Aux côtés de compositeurs célèbres comme Antonio Vivaldi, Giovanni Paisiello, Alessandro Scarlatti ou Nicola Porpora, figurent les noms de Leonardo Leo, Antonio Caldara, Andréa Falconieri, Alessandro Stradella ou encore le français Jean-Henri d’Anglebert.

Un grand moment en perspective.

Serge Chauzy
Une chronique de ClassicToulouse

Renseignements et réservations :

– par correspondance à l’adresse :
Les Arts Renaissants, 22 bis rue des fleurs 31000 Toulouse

– par téléphone :
05 61 25 27 32

– par e-mail :
Les-Arts-Renaissants@wanadoo.fr

– par internet :
http://www.arts-renaissants.fr/

Programme du concert donné le 6 avril 2016 à 20 h 30 en l’église Saint-Jérôme de Toulouse

Pièces vocales et instrumentales de

Leonardo Leo, Antonio Caldara, Alessandro Scarlatti, Giovanni Bononcini, Giovanni Legrenzi, Biaggio Marini, Giulio Caccini, Francesco Durante, Giovanni Paisiello, Antonio Vivaldi, Francesco Durante, Nicola Porpora, Antonio Caldara, Alessandro Stradella

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