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De Ravel à Beethoven

04 Fév Publié par dans Musique classique | Commentaires

Pour l’Orchestre national du Capitole, le mois de février, riche en événements musicaux, s’ouvre sur les débuts à Toulouse du chef d’orchestre espagnol Gustavo Gimeno. En compagnie d’un fidèle de la Ville rose, le pianiste d’origine américaine Nicholas Angelich, ce directeur musical de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg offrira, le 5 février à la Halle aux Grains, un programme réunissant deux partitions lumineuses de Maurice Ravel, sa suite pour orchestre Ma mère l’Oye et son Concerto pour piano et orchestre en sol majeur, ainsi que la révolutionnaire Symphonie n° 3 « Héroïque », de Ludwig van Beethoven.

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Le chef d’orchestre espagnol Gustavo Gimeno – Photo Alfonso Salgueiro –

Après avoir été, de 2001 à 2013, le percussionniste principal de l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam, Gustavo Gimeno fit des débuts très remarqués, en février 2014, à la tête ce cette prestigieuse phalange. Il est depuis fréquemment invité à diriger les plus grands orchestres du moment. Au printemps 2014, il est nommé directeur musical de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg dont il prend la tête en 2015/2016. En 2014/2015, il débute auprès du Deutsche Symphonie-Orchester de Berlin, de l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich, de l’Orchestre de Chambre de Lausanne, des orchestres symphoniques de Birmingham et Stavanger, de l’Orchestre philharmonique de Rotterdam, des orchestres des radios de Stuttgart et de Hanovre, de l’Orchestre Symphonique national Danois. Il fait également ses premiers pas au Palais des Arts de Valence en dirigeant Norma. En 2013/2014, il fait des débuts très appréciés avec l’Orchestre philharmonique de Munich. Gustavo Gimeno collabore étroitement avec de nombreux compositeurs au rang desquels Theo Loevendie, Jacob ter Veldhuis, Pierre Boulez, Peter Eötvös, George Benjamin et Magnus Lindberg.

Gustavo Gimeno consacrera la première partie de son concert toulousain à Maurice Ravel. La très poétique suite pour orchestre, Ma Mère l’Oye sera suivie de l’exécution du célèbre Concerto en sol que jouera donc en soliste Nicholas Angelich.

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Le pianiste d’origine américaine Nicholas Angelich – Photo gdeactu –

Né aux Etats-Unis en 1970, Nicholas Angelich a remporté le Deuxième Prix du Concours international Robert Casadesus et le Premier Prix du Concours international Gina Bachauer. Aux Victoires de la musique classique 2013, il reçoit la Victoire du « Soliste instrumental de l’année ». Grand interprète du répertoire classique et romantique, il donne l’intégrale des Années de Pèlerinage de Liszt. Il s’intéresse également à la musique du XXème siècle : Olivier Messiaen, Karlheinz Stockhausen, Pierre Boulez, Eric Tanguy, Bruno Mantovani dont il crée Suonare, Pierre Henry et son Concerto sans orchestre pour piano, ainsi que le jazzman Baptiste Trotignon avec lequel il joue et enregistre Different Spaces. Nicholas Angelich, qui se produit aux côtés des plus grands orchestres, donne des récitals très appréciés dans le monde entier.

La seconde partie du concert toulousain du 5 février sera consacrée à la célébrissime 3ème symphonie de Beethoven, baptisée « Héroïque ». Elle rappelle l’amour déçu que Ludwig van Beethoven éprouva pour la France révolutionnaire et bonapartiste. Le lendemain, 6 février, cette symphonie fera en outre l’objet du deuxième concert de la série Happy Hours, consacrée aux pages majeures du répertoire symphonique et donnée le samedi à 18 h.

Serge Chauzy
une chronique de ClassicToulouse

Renseignements, détail complet de la saison et réservations : http://onct.toulouse.fr/

 

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