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Malgré des budgets sous contrainte, la qualité est au rendez-vous

C’est assurément l’annonce la plus attendue du panorama culturel toulousain tant le Théâtre du Capitole est inscrit depuis des siècles dans l’ADN des habitants de la Ville rose. La richesse de la programmation de la future saison ne laisse pas percer le moindre sentiment de désengagement de la municipalité envers ce pôle d’excellence lyrique reconnu du monde entier. Et pourtant, la vérité économique est plus nuancée. Les réserves de la ville de Toulouse frôlent le plancher et se doivent d’être reconstituées. Chacun doit participer à cet effort, y compris le public qui voit donc le prix moyen des places augmenter de 5%, après, faut-il préciser, plusieurs années de surplace. Après ce thème ardu mais savamment présenté par Janine Macca, administratrice générale, venons-en à la partie artistique.

conf-presse-saison-15-16_patrice-ninDe gauche à droite : Kader Belarbi (directeur de la danse), Frédéric Chambert (Directeur artistique), Marie Déqué (déléguée en charge des musiques) et Janine Macca (administratrice générale) – Photo Patrice Nin –

Sept soirées pour un panorama de plus de deux siècles

Le spectacle d’ouverture voit l’entrée au répertoire du Capitole de deux chefs-d’œuvre du 20ème siècle : Le Château de Barbe-Bleue, de Béla Bartók et Le Prisonnier de Luigi Dallapiccola. Ces deux opéras d’une cinquantaine de minutes chacun sont dirigés par Tito Ceccherini et mis en scène par un artiste toulousain d’adoption : Aurélien Bory. Suit un pilier du répertoire lyrique italien, Rigoletto, de Giuseppe Verdi, qui est repris ici dans la mise en scène de Nicolas Joel, sous la direction musicale d’un expert en la matière : Daniel Oren et avec une distribution de haut vol largement internationale : Ludovic Tézier, Saimir Pirgu et Nino Machaidze. L’année 2016 s’ouvre sur la création à Toulouse des Caprices de Marianne d’Henri Sauguet, un opéra-comique en deux actes donné dans le cadre d’une opération regroupant une quinzaine de théâtres lyriques français. André Campra est à l’honneur ensuite avec son opéra-ballet Les Fêtes vénitiennes, une nouvelle production pour laquelle de grands noms sont au rendez-vous, dont les moindres ne sont pas William Christie et ses Arts Florissants ainsi que le metteur en scène Robert Carsen.

Excusez du peu ! Retour à un autre blockbuster lyrique, cette fois mozartien, avec Les Noces de Figaro, l’occasion tant espérée de retrouver le somptueux Wolfram du dernier Tannhäuser capitolin : Lucas Meachem, ici dans le rôle du Comte Almaviva et le merveilleux Malatesta d’un Don Pasquale qui a fait date sur notre scène en 2013 : Dario Solari dans le rôle de Figaro. C’est une nouvelle production qui accueille le grand retour à Toulouse de L’Italienne à Alger de Gioacchino Rossini, dans une mise en scène d’ores et déjà très attendue puisqu’elle est signée Laura Scozzi, celle-là même qui a fait exploser certaines Indes galantes il y a peu dans ce même théâtre. La saison se termine avec un classique parmi les classiques : le Faust de Charles Gounod. C’est dans la reprise de la mise en scène de Nicolas Joel et sous la direction de Claus Peter Flor que s’opère ce retour toujours autant apprécié des mélomanes. Deux connaissances refont leur apparition : le ténor Teodor Ilincai et la basse Alex Esposito. Ils sont accompagnés par deux artistes qui feront pour l’occasion leurs débuts in loco : Anita Hartig (Marguerite) et John Chest (Valentin).

Ce programme, déjà vaste, se complète par 4 Midis du Capitole, 4 concerts du Chœur du Capitole et 5 spectacles, dont Le Château de Barbe-Bleue et Le Prisonnier, s’inscrivant dans le cadre du cycle des Présences Vocales.

Tout le détail de cette riche programmation est d’ores et déjà disponible sur www.theatreducapitole.fr
Ouverture des abonnements dès le 7 mai 2015

Robert Pénavayre
une chronique de Classic Toulouse

Théâtre du Capitole

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