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Debussy, Pierné et Chostakovitch au programme

27 Avr Publié par dans Musique classique | Commentaires

Le prochain concert de l’Orchestre National du Capitole reçoit le chef espagnol Juanjo Mena et le violoniste allemand Frank Peter Zimmermann. Juanjo Mena, chef principal du BBC Philharmonic Orchestra depuis septembre 2011, est devenu un invité fréquent de la phalange toulousaine. Quant à Frank Peter Zimmermann, il se produit régulièrement aux côtés des grands orchestres internationaux et a déjà été accueilli à Toulouse, dernièrement en 2004 pour le Concerto n°2 de Britten. Le 30 avril, il sera le soliste du concerto n° 2 de Chostakovitch. L’orchestre jouera en outre l’ouverture Ramuntcho, de Gabriel Pierné, et le cycle des Images pour orchestre de Claude Debussy.

Le chef d'orchestre espagnol Juanjo Mena, lors du concert donné à Toulouse le 15 mars 2013 - Photo Classictoulouse -

Le chef d’orchestre espagnol Juanjo Mena, lors du concert donné à Toulouse
le 15 mars 2013 – Photo Classictoulouse –

Juanjo Mena a été directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Bilbao de 1999 à 2008, chef principal invité du Théâtre Carlo Felice à Gênes de 2007 à 2010 et chef principal invité de l’Orchestre Philharmonique de Bergen de 2007à 2013. Outre ses fonctions permanentes auprès de la BBC, il dirige les orchestres philharmoniques de la Scala de Milan, d’Oslo, de Dresde, de Los Angeles, l’Orchestre National de France, l’Orchestre de la RAI de Turin, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre de la Radio de Munich, l’Orchestre National d’Espagne, les orchestres symphoniques d’Indianapolis, de Boston, de Baltimore, de Houston, de Chicago et l’Orchestre de Philadelphie.

A l’opéra, il a récemment dirigé Eugène Onéguine à Gênes, Les Noces de Figaro à Lausanne et Billy Budd à Bilbao. Il dirigera donc à Toulouse l’ouverture sur des thèmes populaires basques de la musique de scène Ramuntcho, composée par le trop rare Gabriel Pierné et inspirée du roman éponyme de Pierre Loti.

La seconde partie du concert sera consacrée au dernier recueil symphonique livré par Claude Debussy, Les Images pour orchestre. Il s’agit là d’un triptyque, constitué de volets de longueurs et de formes inégales. Gigues, d’abord, commencé en 1909, a été achevé dans la maladie en 1912. Iberia, le plus long, ensuite, terminé dès 1908. Rondes de printemps enfin, a été composé entre les deux premiers volets, en 1910.

Ces Images constituent une manière de testament symphonique : la référence au passé français de Gigues, l’Espagne magnifiée d’Iberia et l’évocation poétique de la nature dans Rondes de printemps forment les trois thématiques récurrentes de l’œuvre debussyste. Malade, le musicien n’acheva d’ailleurs pas l’orchestration de Gigues. Il fut aidé par André Caplet, qui révisa la première épreuve de l’édition de l’œuvre et se montra d’une aide substantielle pour l’orchestration de Gigues.

Le grand violoniste allemand Frank Peter Zimmermann

Le grand violoniste allemand Frank Peter Zimmermann

Né en Allemagne en 1965, le violoniste allemand Frank Peter Zimmermann se produit régulièrement aux côtés des grands orchestres internationaux. Ses engagements l’ont mené sur les grandes scènes musicales et dans les festivals internationaux d’Europe, des Etats-Unis, du Japon, d’Amérique du Sud et d’Australie. Cette saison, il donne plusieurs récitals Beethoven avec le pianiste Christian Zacharias (Festivals de Salzbourg, Edinburgh, Schleswig-Holstein, Rheingau, Ascona).

Il se produit notamment avec le New York Philharmonic Orchestra et Sakari Oramo, le Boston Symphony Orchestra et Juanjo Mena, le Berliner Philharmoniker et le Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks sous la direction de Mariss Jansons. Frank Peter Zimmermann a en outre créé trois concertos contemporains signés Matthias Pintscher (2003), Brett Dean (2007) et Augusta Read Thomas (2009).

Avec l’altiste Antoine Tamestit et le violoncelliste Christian Poltera il a formé le Trio Zimmermann qui se produit dans les grandes capitales musicales. Frank Peter Zimmermann sera donc à Toulouse le soliste du Concerto n° 2 pour violon et orchestre de Dimitri Chostakovitch. Dans cette œuvre forte dédiée à David Oïstrakh et composée en 1967, le chromatisme omniprésent, les dissonances constantes traduisent l’intérêt du musicien pour les langages de l’avant-garde européenne dont il avait défendu, au début de la décennie 1960, les possibilités dans la revue Yousnost. Ses propos avaient alors traduit une mutation profonde des rapports entre le pouvoir soviétique et les artistes.

Serge Chauzy
une chronique de Classic Toulouse

30 avril ONCTOrchestre National du Capitole
jeudi 30 avril 2015 à 20h00 – Halle aux Grains

 

 

 

 

 

 

 

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