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Avalanche de clichés

21 Avr Publié par dans Cinéma | Commentaires

«  En équilibre », un film de Denis Dercourt 

Le réalisateur d’une magnifique Tourneuse de pages en 2006, nous revient aujourd’hui avec un film d’un redoutable convenu.

équilibre afficheSans invention aucune, son scénario nous met en présence de deux personnages au mal-être évident. Marc, cascadeur équestre est, à la suite d’un accident sur un tournage, paraplégique. Florence, inspecteur d’assurance, est en charge de son dossier. Marc a décidé de remonter à cheval, non pas pour des cascades mais pour de la haute école équestre. A la force de ses bras. Florence trimballe un vieux rêve brisé, celui d’être une pianiste, ambition évanouie à la suite d’un échec à un concours. A noter que la musique est un thème récurrent chez ce réalisateur, lui-même issu de ce milieu. Ces deux personnes vont conjuguer leur détresse et assouvir leur ambition. Voire plus…

Sur le thème du « rien lâcher », il y avait de quoi faire, mais ce que nous propose étrangement Denis Dercourt n’est qu’une suite de clichés digne d’un magazine spécialisé. Cliché tout d’abord, et mal exploité en plus, que celui de cette compagnie d’assurance qui recule face à ses responsabilités en essayant de minimiser le coût du sinistre. Cliché ensuite que cette inspectrice, Florence, belle à damner les Saints,  et passant d’un chignon plus que strict à une coiffure évanescente digne d’une publicité. Que dire aussi de cette ballade en bateau cheveux au vent filmée sur un profil totalement académique. Sans parler de ce coup de foudre plus qu’improbable entre ces deux êtres que vraiment tout sépare et qui nous vaut une séquence ahurissante dans laquelle cette jeune mère de famille quitte le lit conjugal en pleine nuit pour aller retrouver celui qui va devenir son amant. Avec petit déjeuner servi au lit le matin !   Et comment passer sur ce final coupé à la hache. Arrêtons-là. Bref, et malgré des comédiens que l’on a connu, soit dit en passant,  en plus grande forme : Cécile de France (Florence) et Albert Dupontel (Marc), bien peu d’émotion dans un film qui en promettait davantage.

Robert Pénavayre

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