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Claire obscure

15 Avr Publié par dans Cinéma | Commentaires

Jennifer Aniston campe une quadragénaire dépressive dans Cake, une comédie douce-amère pleine de charme.

Cake de Daniel Barnz avec Jennifer Anniston

Cela ne va pas fort pour Claire. Cette quadragénaire de Los Angeles a des vis dans les jambes, des cicatrices au visage, d’autres plus béantes au cœur et à l’âme. Alcool et anxiolytiques sont au menu. Son mari vient de la quitter et même son groupe de soutien ne veut plus la voir. Seule sa fidèle femme de ménage mexicaine ne lui tourne pas le dos. Le suicide lui semble une option. Nina, qui fréquentait le même groupe de soutien, n’a-t-elle pas franchi le pas en sautant du pont d’une autoroute ? D’ailleurs, le souvenir de cette jeune femme l’obsède. Au point même de rencontrer le veuf de la suicidée qui paraît encore plus mal en point qu’elle. Idéal pour former un couple (platonique) d’éclopés…

Un peu d’air frais

Jennifer Aniston est épatante en dépressive revêche. Cassant son image glamour, elle promène sa mine chiffonnée dans des vêtements informes pour incarner un personnage au bout du rouleau qui refuse de s’apitoyer. «J’ai déjà été mieux», reconnaît simplement Claire.

Même si la révélation du profond mal-être de l’héroïne ramène le film à des situations plus conventionnelles et à quelques facilités mélodramatiques, Cake distille son charme au cours de scènes qui assument leur indolence et leur faux rythme à l’image de silences qui prennent l’allure d’un bol d’air frais dans la production hollywoodienne moyenne contemporaine.

Christian Authier
Un Article de l’Opinion Indépendante

Cake de Daniel Barnz avec Jennifer Aniston, Adriana Barraza, Anna Kendrick, Sam Worthington. Durée : 1h42.

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