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Du côté de James Bond…junior

21 Fév Publié par dans Cinéma | Commentaires

« Kingsman : Services Secrets », un film de Matthew Vaughn

kingsmanCe réalisateur britannique, qui nous avait particulièrement séduits avec un remarquable X men : le commencement en 2011, aborde ici le film d’espionnage aux allures guindées propres aux sujets de Sa Très Gracieuse Majesté. Issu d’une BD récente, le scénario, plus que malin et terriblement bien ficelé (c’est assez rare pour le souligner !), nous met en présence d’une sorte de confrérie, évidemment clandestine, œuvrant pour le bien de notre planète. Ces kingsmen sont une poignée et portent des noms qui tintent à nos oreilles : Merlin, Arthur, Galahad, Lancelot, etc. Eh oui, ce sont les descendants modernes des célèbres chevaliers. Face à eux se dresse l’inénarrable Valentine (Samuel L. Jackson, épatant), casquette vissée de travers sur un crâne dans lequel ne trotte qu’une idée : détruire les habitants de la Terre par un auto-holocauste massif. Son plan passe par les portables. Il offre gratuitement à tous ceux qui le désirent une carte sim avec téléphone et internet illimités. Ils vont être des milliards à se l’arracher. Sauf que cette carte, au moment voulu, va mettre son possesseur dans un état de folie et de haine meurtrière vis-à-vis de son voisin et plus si affinité. Valentine se voit en écolo plus ou moins démiurge d’une nouvelle ère. Sapés comme des lords, les kingsmen vont avoir fort à faire. Ce sera l’occasion pour un jeune prétendant au poste (Taron Egerton, prometteur) de se faire une place dans ce cénacle. Les clins d’œil à l’illustre aîné 007 sont légions et formidablement assumés. L’humour balaie en rafale les situations les plus tendues et l’action la plus débridée mène le train. En fait, un régal qui, tout en portant un regard assassin sur les nouvelles technologies, nous entraîne, en compagnie de Colin Firth (britishissime !!), Mark Strong, Michael Caine et bien d’autres, sur les sentiers savoureux et gourmands d’une réalisation parfaitement maîtrisée et d’une suprême élégance. Of course !

Robert Pénavayre

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