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Du nouveau… La Cantine de l’Opéra, Toulouse.

19 Fév Publié par dans Gastronomie | Commentaires

Ouverte tout récemment, cette « cantine » se veut actuelle. Bois, grande ardoise au mur, pas de nappes, non surtout pas, c’est tendance et économique alors pensez…

Le premier problème, c’est que comme son nom ne l’indique pas, le menu entrée/plat/dessert est quand même à 27€, soit 3 petits euros de moins que chez la grande sœur couronnée. Oups c’est vrai que le midi seulement on peut prendre entrée/plat, facturé 19€ mais alors ça fait cher le dessert… 8€ alors que 90% des desserts à la carte sont à 7…

Donc, on est d’accord que l’on n’est pas non plus dans un kebab ?
Alors pourquoi est-ce impossible lorsque l’on a un manteau long d’avoir un porte manteau ? une chaise ? une banquette ? bref, un truc pour éviter qu’il traîne par terre. J’ai confiance en leurs femmes de ménage mais à 13h, un tas de godillots auront déjà je l’espère pour eux foulés le sol…

En fait, je ne m’étais pas trop posé la question, c’est l’un de mes compères du jour à qui cela a posé un problème. Un brin tatillon certes, mais c’est vrai qu’une solution facile aurait pu être trouvé au lieu de convenir que le sol pourrait être une conclusion envisageable… On passera directement l’étape vin, carte inexistante ou presque.

Au niveau de la cuisine, ça passe à peu prés si l’on n’est pas trop regardant. Je me serais bien laissé tenter par la côte de cochon fermière de la carte, mais il m’a été impossible d’obtenir l’œuf meurette du menu en entrée, « l’informatique vous savez… », donc ce sera menu pour tout le monde ou presque.

L'oeuf Meurette

Le bistrot c’est bien, mais quand on s’engage là dedans il faut sortir… Le gratin de macaroni c’est top, mais quand t’as graillé celui de J Viola (Daniel et Denise) à Lyon, ou même sans parler d’un MOF, tout ceux que peuvent réaliser les bons restaux et bouchons Lyonnais, et bien tu en attends quelque chose de grand! Du nappant, de la tenue, du dégoulinant du croustillant, de la grosse gourmandise quoi! En plus ça coûte 2 balles alors il faut envoyer la sauce!

Autre monument, L’œuf meurette. C’est sûr, c’est plus simple mollet et il est annoncé en ces termes mais un œuf meurette, c’est poché m…. alors!

Chiant, je le suis peut-être (jamais à table cela dit car le service n’y peut rien) mais c’est quand même un grand plat de tradition. Je pense que Ducloux et Chapel se retourneraient dans leur tombe et seraient même capable de balancer l’œuf poché à la gueule de l’ange ayant osé leur servir ainsi si le paradis existait!

D’autant plus dommage que c’était correct en plus!

Joue de cochon braisée

Joue de cochon braisée, bah joue de cochon braisée, rien de plus rien de moins, bonne cuisson, jus normal. Le fameux gratin de macaronis tout juste passable, et encore je suis gentil. Il manquait de tout ce que j’ai cité plus haut… suffi de voir les traits de gruyère râpé juste grillés, jamais bon signe ça… je n’irais pas jusqu’à parier sur l’origine du frometon, mais bon, on s’est compris.

Desserts un poil trop sucrés pour moi mais sinon bien réalisés ! Tarte au citron top et j’adore ça. Tout pareil pour le baba !

Pour du classique, cela ne tape pas assez dans la gourmandise, dans le franchouillard, aucune note de modernité (si ce n’est le burger, imaginez…) dans la cuisine mais ça, je ne suis pas contre au contraire, mais alors il faut envoyer la sauce, faire baver, être au top! Surtout que ce n’est pas réellement une question de rentabilité, on sait tous le prix d’un œuf, d’une joue de porc, de macaronis, beurre et farine…

C’est un fait, ce n’est pas abouti du tout. On essaye de prendre les codes des restos actuels (mais on n’est pas non plus à La Pente Douce, Chez Marius ou aux P’tits Fayots et j’en passe, qui tous sont à 20€ max le midi) mais sans vraiment en avoir compris le principe.

Cela manque de lâcher-prise, d’une envie de faire plaisir. Parfois chichiteux comme ce tartare de saumon petitement posé au milieu d’une grande assiette avec sa moitié de cœur de salade. Parfois négligent, ses 12 huîtres à 26 balles posées sur la même grande assiette que le saumon avec leur unique petite fourchette en argent.

Bref, bof.

Une Chronique de Rod’n Roll

La Cantine de L’Opéra. Allées Jean Jaurès . Toulouse . 05 61 20 52 85

Rod’n Roll

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