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Éternel Paris, Texas

22 Juil Publié par dans Cinéma | Commentaires

Jusqu’au 5 août, l’Utopia Toulouse projette dans une copie restaurée le chef-d’œuvre de Wim Wenders, Palme d’or 1984.

Paris, Texas de Wim Wenders avec Harry Dean Stanton, Hunter Carson, Nastassja Kinski

Un type à l’allure de clochard qui marche dans le désert du Texas sous un soleil de plomb. Pas la grande forme pour Travis. Un peu plus tard, recueilli par un médecin, il est récupéré par son frère venu de Los Angeles. Là-bas, il retrouve son fils de sept ans qu’il abandonna des années plus tôt. Après s’être apprivoisés, l’homme et l’enfant vont se lancer dans un voyage vers le Texas…

Trente ans ont passé et Paris, Texas revient sur les écrans. Certes, les couleurs très vives sont symptomatiques de l’esthétique de l’époque, mais le film conserve sa magie. Pour la première fois, Wim Wenders se débarrasse de l’intellectualisme qui plombait son cinéma afin de raconter une histoire simple et universelle, une histoire de famille et d’amour. L’Allemand ressuscite l’incandescence des mélodrames de Minnelli et Sirk. Des images et des écrans vont aider les personnages à renouer les liens défaits. On a envie de les prendre dans nos bras, de leur souffler qu’ils ne sont pas seuls. Harry Dean Stanton tient là le rôle de sa vie, Nastassja Kinski est inoubliable, le jeune Hunter Carson possède cette grâce enfantine qui s’ignore, Dean Stockwell et Aurore Clément sont parfaits. Ry Cooder a trouvé la musique idéale pour graver les images dans nos mémoires. On devine que Sam Shepard a écrit cette histoire avec son cœur et ses tripes. Le terme est galvaudé, mais il n’y en a pas d’autres : chef-d’œuvre.

Christian Authier
Un Article de l’Opinion Indépendante

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