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[Marathon des Mots] Clotilde Courau, nouvelle venue

29 Juin Publié par dans Littérature | Commentaires

OLYMPUS DIGITAL CAMERACe matin, avait lieu le baptême de lecture d’une nouvelle marathonienne : Clotilde Courau. Christophe Ono-dit-Biot n’ayant pas pu être présent pour la lecture avec elle de son livre « Plonger », il a fait parvenir un message enregistré. « […] ici au Marathon des Mots, de la voix à la chair, il n’y a qu’un pas. Un pas que nous aident à franchir les voix que nous avons entendues et qui donnent si magnifiquement aux mots leur chair. Selon un processus quasi-divin, qui sied magnifiquement à ce cadre mirifique qu’est le couvent des Jacobins. Oui, ici, le verbe va pouvoir s’incarner, grâce une voix, celle de Clotilde Courau. […] Une voix de femme comme je les aime, avec de la gravité, du relief, de la douceur, de la profondeur. Et la profondeur, c’est parfait pour plonger. Chère Clotilde, je vous remercie d’avoir aimé ce roman au point d’accepter de lui avoir prêté votre voie, ce roman dans lequel moi j’ai mis toute mon âme, toute ma voix aussi, cette petite voix intérieure pour laquelle je murmurais tout seul dès l’aube, quand la ville et la maison dormaient, les mots qui dansaient sur l’écran en scintillant, et qui racontait comment une femme, une fille de l’eau, choisit la liberté et la profondeur, au prix de sa vie. […] Merci aussi infiniment à toute l’équipe du Marathon des Mots, Olivier Poivre d’Arvor, Serge Roué, Dalia Hassan, Noémie de la Soujeole, Marius Moulin, pour cette si belle création que sont ces noces des mots et de la voix […] qui vont avoir lieu maintenant dans un lieu idéal pour des noces, un cloitre, près d’une église. Et une église gothique, pour un roman ».

Clotilde Courau a lu le découpage proposé par l’auteur de ce roman, chose rare, micro à la main durant une heure. Une ambiance vraiment particulière, qui a parcouru tout le livre, sans pour autant révéler les principales clés du roman, renforcée par un ciel au diapason avec les sentiments du héros. Pluie fine, nuage obscurcissant ce cloitre, éclaircies du ciel et de la salle. Magnifique régisseur. Parfaite dans l’exercice qu’est la lecture, Clotilde Courau a conquis les auditeurs, nombreux ce matin.

Le prochain rendez-vous avec elle à 16h, toujours au Cloitre des Jacobins, pour « Le marin de Gibraltar » de Marguerite Duras.

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