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Haydn, Beethoven : la filiation

25 Mai Publié par dans Musique classique | Commentaires

L’Orchestre National du Capitole invite une fois de plus à sa tête un musicien imaginatif et novateur, le chef et flûtiste italien Giovanni Antonini. Révélé par son implication passionnée dans le répertoire des musiques baroques, il a fondé le très bel ensemble Il Giardino Armonico. Mais sa curiosité sans limite le pousse à étendre son champ d’action dans tous les domaines ultérieurs. Rejoint par le pianiste autrichien d’origine croate Dejan Lazić, il sera à Toulouse le 30 mai prochain l’interprète de deux des grands piliers du classicisme triomphant, Joseph Haydn et Ludwig van Beethoven.

Chef d’orchestre reconnu au niveau international, Giovanni Antonini est né à Milan et a étudié à la Scuola Civica di Musica et au Centre de Musique Ancienne de Genève. En 2012, il est nommé Directeur Artistique du Wratislavia Cantans Festival en Pologne. Avec l’ensemble baroque Il Giardino Armonico qu’il dirige depuis sa fondation en 1989, il se produit en tant que chef d’orchestre, à la flûte à bec et à la flûte traversière baroque, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique du Sud, en Australie, au Japon et en Malaisie. Il a joué avec de nombreux artistes prestigieux tels que Cecilia Bartoli, Isabelle Faust, Christophe Coin, Katia et Marielle Labèque, Viktoria Mullova… Il est également un chef d’orchestre très sollicité par des formations de grand renom comme le Berliner Philharmoniker, l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, celui de la Tonhalle de Zürich, le Mozarteum Orchester, le City of Birmingham Symphony Orchestra ou encore l’Orchestre National du Capitole. Il a ainsi dirigé la phalange toulousaine en mars 2011 et en juin 2012 dans des programmes qui réunissaient déjà à Mozart, Haydn et Beethoven.
Né dans une famille de musiciens à Zagreb (Croatie), Dejan Lazić, le soliste de la soirée, a grandi à Salzbourg, étudiant au Mozarteum de la cité autrichienne.

Le pianiste autrichien Dejan Lazić - Photo Susie Knoll -Artiste très demandé sur la scène internationale, il joue aujourd’hui avec des chefs importants comme Vladimir Ashkenazy, Kirill Petrenko ou John Storgårds. Au cours de l’été 2011, il a fait ses débuts aux BBC Proms de Londres. Très attaché à l’Asie, il a notamment joué avec le NHK Symphony Orchestra et s’est produit, en récital, au Japon et dans la Cité interdite de Pékin. Parallèlement à sa carrière de soliste, Dejan Lazić est passionné par la musique de chambre. Récemment artiste en résidence auprès du Nederlands Kamerorkest, il a, entre autres, donné des récitals au Concertgebouw d’Amsterdam, au Queen Elizabeth Hall de Londres, au Prinzregententheater de Munich et au Kennedy Center de Washington. Le musicien est également compositeur : son œuvre comprend des partitions pour piano, des pièces de musique de chambre, des créations pour orchestre ou encore des cadences pour des concertos de Mozart, Haydn et Beethoven.

Le Concerto op. 19 de Beethoven que Dejan Lazić jouera en soliste porte le numéro 2 bien qu’il ait été composé avant le Concerto n°1. Repris et achevé pendant l’hiver 1794-95, une première version fut donnée à Vienne le 29 mars 1795 par Beethoven lui-même alors âgé de 25 ans. Il se produisait alors pour la première fois dans un grand concert donné par la célèbre Tonkünstler-Societät au Burgtheater de Vienne. Beethoven était chargé demeubler l’entracte. La presse en fit l’écho dans ces termes : « Pendant l’entracte (…) le célèbre M. Ludwig van Beethoven a recueilli l’approbation unanime dans un concerto tout nouveau pour piano-forte composé par lui-même. »

La Symphonie n° 49 en fa mineur, « La Passione », de Haydn, donnée en ouverture, est l’une des œuvres les plus tourmentées de la période Sturm und Drang du compositeur. La couleur en est sombre et chacun des mouvements révèle une tension qui s’exprime parfois avec une grande véhémence, comme c’est le cas dans le Finale au tempo échevelé.
Quant à la Symphonie n° 7 en la majeur, du même Beethoven, elle représente une sorte d’apothéose du rythme qui prédomine dans toute la partition. Qualifiée par Wagner d’« Apothéose de la danse » elle contient le mouvement (Allegretto) le plus fêté, bissé même le jour de sa création en décembre 1813 à l’Université de Vienne sous la direction de Beethoven déjà entièrement sourd.

Serge Chauzy
Une Chronique de Classic Toulouse

Orchestre National du CapitoleRenseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/

Halle aux Grains de Toulouse
Vendredi 30 mai 2014 à 20h00

Giovanni Antonini © David Ellis / Decca

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