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Une autre idée du MAC

08 Mar Publié par dans Gastronomie | Commentaires

Les Mecs Au Camion (MAC), alias Charles Givone et Adrien Vergnaud, viennent de lancer leur food truck à Toulouse et dans les alentours.

Michel et Sébastien Bras évoquaient à propos de leur concept du Capucin, récemment ouvert à Toulouse après celui du viaduc de Millau, la notion de «fast cook». De plus en plus d’alternatives s’offrent désormais face à la restauration rapide industrielle. A Toulouse, les Burger à la Une ou L’Atelier du Burger proposent déjà des versions du célèbre sandwich témoignant d’une exigence portée sur le produit et la fraîcheur. Depuis quelques mois, la vogue du food truck, importée des Etats-Unis, arrive sur la ville avec, elle aussi, la volonté de ne pas vendre un goût aseptisé et uniformisé. Ainsi, après Bouche B et en attendant celui de Laurent Navarro, voici Les Mecs au Camion, alias Charles Givone et Adrien Vergnaud.

Transmission

C’est au Connexion Café qu’ils ont présentaient leur «camion-cantine» en compagnie de leur «parrain» : Yves Camdeborde. Explication de cette présence inattendue : la passion de l’ovalie et l’amitié. Charles Givone et Adrien Vergnaud, âgés de vingt-cinq ans, passés par le centre de formation du Stade Toulousain avant d’officier depuis 2011 à Castanet-Tolosan en Fédérale 1 et décidés à se lancer dans la restauration après une formation à l’Atelier de cuisine gourmande de Launaguet, ont été présentés au chef, fou de rugby, par leur ami commun Clément Poitrenaud.

MAC // Les Mecs Au Camion ©  Stéphane Giner

Une journée passée au Comptoir du Relais, de longues discussions sur le rugby et la cuisine ont scellé le pacte entre les jeunes gens et le chef médiatique : il viendrait les épauler à Toulouse et pousser la mêlée lors du lancement de leur food truck. La figure tutélaire de la bistronomie raconte : «Quand j’ai ouvert mon premier restaurant, La Régalade, en 1992, des aînés m’ont aidé, m’ont épaulé, m’ont conseillé. Cela a été très important. Aujourd’hui, j’essaie de faire la même chose avec des jeunes qui se lancent. Après, c’est à eux de trouver leurs marques, leur style.»

Produire et manger local

A la carte, appelée à se renouveler pour ne pas lasser les habitués, on trouve un M.A.C Classique (bun traditionnel, steak haché, cantal fondu, ciboulette, oignon rouge au vinaigre de vin, sauce maison, pousses d’épinards), un M.A.C. Beef (bun, bœuf, sauce ketchup/mayo/Armagnac, cantal fondu, roquette), mais aussi un végétarien tandis que des sandwichs sont également de la partie. Nous optons pour un M.A.C. Chicken (bun tomate, poulet mariné, pesto, mozzarella, oignon rouge, pousses d’épinards) parfaitement réalisé, croquant et moelleux à la fois, poulet tendre, assaisonnement malin plein de fraîcheur. On voit passer un hot-dog qui donne presque des regrets. Une autre fois. Des burgers à 8 euros, des formules entre 7,50 et 13,50, des sandwichs à 5 et 6 euros. Tout va bien.

MAC // Les Mecs Au Camion ©  Stéphane Giner

Dans leur camion, les deux compères ont misé sur la qualité, des produits frais fournis par des artisans-producteurs locaux et privilégiant les circuits courts, qu’il s’agisse du fromage (cantal jeune), de la viande (Salers et Aubrac) ou des légumes de saison. La viande est hachée et les sauces réalisées sur place. Cette cuisine de rue, décontractée mais soignée, peut se déguster à Toulouse et à Ramonville à déjeuner, à Balma Gramont et à Labège ; le soir au Palais des Sports à l’occasion de rencontres sportives. Pour suivre à la trace Les Mecs au Camion, se reporter à leur site Internet. Bonne route.

Christian Authier
Un Article de l’Opinion Indépendante

www.lesmecsaucamion.com

photos ©  Stéphane Giner

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