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Le retour de Dominique Dalcan

22 Fév Publié par dans CD / DVD, Pop / Rock | Commentaires

Seize ans après son dernier album, l’auteur-compositeur-interprète fait un retour étincelant avec Hirundo.

Dominique Dalcan

Dès ses débuts, Entre l’étoile et le carré (1991) et Cannibale (1994), Dominique Dalcan se distingua avec un croisement aussi inattendu que réussi entre chanson française, new wave et pop. Certains critiques le rapprochèrent d’Etienne Daho ou de Dominique A., mais l’artiste imposait un style singulier, à la fois épuré et sophistiqué. Sens de la mélodie, soin apporté aux textes, arrangements subtils (cordes, cuivres luxuriants, pincées d’électronique, architecture acoustique…), voix chaude accompagnant parfaitement des chansons souvent mid-tempo : le cocktail réalisé par l’auteur-compositeur-interprète au crane rasé impressionna.

En 1998, il réalisa un magnifique album brésilien (mais toujours chanté en français), Ostinato, qui demeure la plus belle incursion faite à ce jour par un artiste français dans ces territoires. De la bossa à la batucada, Dominique Dalcan trouvait ainsi l’écrin idéal pour accueillir ses accès de nostalgie, ses envies de grands départs et sa mélancolie lumineuse.

Renaissance

Dominique DalcanJuste avant, il avait initié – sous le pseudo de Snooze – une autre facette de son inspiration en explorant les nouvelles contrées de la musique électronique. A The Man in the Shadow succédèrent Goingmobile (2001) et Americana (2005) où pointaient des influences jazz, folk ou country. Ce mélange des genres, ce goût de l’expérimentation et le refus de se laisser enfermer par les règles du marketing ne favorisèrent sans doute pas la carrière de Dalcan dont le succès critique et quelques titres ayant obtenu un certain écho (Le Danseur de JavaBrian…) ne suffirent pas à lui offrir le rang que son talent mérite.

Son nouvel album, Hirundo, le premier depuis 1998 sous le nom de Dalcan (à l’exception de la compilation Music Hallen 2006), permet de retrouver tout son éclat. «Je reviens à la vie», chante celui qui affronta en 2006 et 2011 de très graves problèmes de santé manquant de lui coûter la vie. De Transhumance à Sometimes en passant par A quoi pensent les oiseaux ?C’est sans importance ou Un signe d’ouverture : les onze chansons du disque constituent une splendide renaissance en forme d’album solaire. Hirundo annonce le printemps.

Christian Authier
Un Article de l’Opinion Indépendante

Hirundo, P.I.A.S.

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