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Mélo naufragé

17 Fév Publié par dans Cinéma | Commentaires

Adapté d’un best-seller, La Voleuse de livres retrace les aventures d’une jeune fille sous l’Allemagne nazie. Envoyez les violons.

La Voleuse de livres de Brian Percival

Une gamine de douze ans que sa mère doit abandonner et qui voit son petit frère mourir sous ses yeux : rien n’est épargné à Liesel qui, de plus, a la malchance de vivre en 1938 en Allemagne. Dans la famille d’accueil, une mégère (Emily Watson) fait la loi et le mari (Geoffrey Rush) doit filer droit. Ces derniers acceptent cependant de protéger un adolescent juif, malade, qu’ils dissimulent dans leur cave. A ses côtés, Liesel va apprendre à lire tout en volant des livres dans la demeure de la femme d’un dignitaire local du parti nazi…

Adapté du best-seller de Markus Zusak, La Voleuse de livres ne recule devant aucun poncif. Dans ces images léchées et esthétisantes (les autodafés prennent même l’allure de fêtes bon enfant), le pathos fait irruption avec la finesse d’un tank. Les violons dégoulinent sans pudeur (John Williams dans ses œuvres) et le ridicule n’est jamais très loin (tout le monde parle la langue de Shakespeare sauf un nazi lors d’un discours…). Une voix off pompeuse (la Mort) surgit de temps en temps. On se pince. Sur des thèmes voisins, mieux vaut revoir The Reader de Stephen Daldry, très honnête adaptation du Liseur de Bernhard Schlink.

Christian Authier
Un Article de l’Opinion Indépendante

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