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Tiraillé entre famille et…Humanité

07 Juil Publié par dans Cinéma | Commentaires

« World War Z », un  film de Marc Forster

world-war-z-posterCe réalisateur d’origine suisse et de nationalité allemande dispose à son actif, malgré son jeune âge pour le métier : 44 ans, de quelques 15 films dont un James Bond (Quantum of solace/2008). Son dernier opus est l’adaptation du roman éponyme de Max Brooks (le fils de Mel). Où il est question d’une pandémie mondiale totalement terrifiante. Jugez plutôt. Alors que Gerry, un ancien observateur des Nations Unies, est bloqué dans sa voiture avec sa petite famille en plein cœur de Philadelphie, voilà qu’une horde de zombies se précipite sur la population. Assoiffés de chair fraîche, ils font un vrai carnage. Sauf qu’en plus, dès qu’un vivant est mordu, il se transforme au bout de 10 secondes en zombie. Le nombre des morts-vivants se développe de façon exponentielle. Des villes entières disparaissent, puis des pays. Au siège de l’ONU, un ancien collègue de Gerry l’appelle et lui demande de reprendre du service. Mais pour ce faire, il doit l’exfiltrer de cette ville sous domination zombiesque. Ce ne sera pas une petite affaire. Voilà la famille enfin en sécurité à bord d’un porte-avion de la Navy. Gerry accepte de partir à la recherche de la souche de cette maladie, sous réserve qu’on lui assure la sécurité de sa famille. Normal. Et le voilà embarqué avec un jeune scientifique pour une quête dont le succès est la seule chance de survie de l’Humanité. Malheureusement, le jeunot  se fait dézinguer dès la première algarade. Gerry devra donc se fier à son sens de l’observation pour résoudre le problème.  Evidemment, plusieurs scènes rappellent « Contagion » de Steven Soderberg (2011). Mais force est de reconnaître que le film fonctionne bien, sans l’ombre d’un temps mort et avec un héros, Brad Pitt (Gerry), dont le charisme et la finesse de jeu donnent enfin une dimension à ce type d’emploi très fréquent dans les blockbusters. Angoisse, action, suspense, mais aussi interrogations, car on ne peut que penser SRAS, H1N1, Grippe aviaire, etc… Brrrr !

Robert Pénavayre

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