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World War Z

05 Juil Publié par dans Cinéma | Commentaires

… ou comment j’espère que t’as une bonne paire de baskets.

Jusque – là, je ne vous ai jamais fait part de mon obsession pour la fin du monde et les attaques de morts – vivants. Il est vrai qu’on se connaît peu et que je ne tiens pas à vous effrayer outre mesure (même si ladite obsession se cantonne surtout au domaine cinématographique). Pour des raisons que moi – même j’ignore, j’affectionne assez les techniques de survivor, les films de zombies traditionnels (28 jours aprèsJe suis une légendeLand of the dead …) et encore plus ceux détournant joyeusement le genre (comme Shauwn of the dead ou Zombieland).

Forcément, quand il y a quelques mois a commencé le matraquage d’images de World War Z (et vous savez pourtant tout l’attrait maléfique que je porte au pouvoir de la bande – annonce !!), mon sang de non morte n’a fait qu’un tour et au lendemain de sa sortie, j’étais en bonne place pour me colleter à du zombie mal embouché.

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Gerry Lane est père de famille mais aussi ancien enquêteur des Nations – Unis, ce qui l’a amené à user sa paire de pataugas dans toutes les zones de conflits de la planète. Si depuis il a raccroché les gants, c’est pour voir grandir ses filles. Ce matin – là, coincé dans ce qui semble être l’embouteillage du siècle à Philadelphie, notre ami soupçonne rapidement quelque chose de louche. Tu m’étonnes John, à quelques pâtés de maisons une explosion retentit, la panique gagne l’ensemble de la foule d’autant que certaines personnes qui ont dû sauter leur petit – déjeuner, décident de croquer du badaud (ce qui, vous l’avouerez, est assez cavalier).

Ni une, ni deux, notre homme décide de mettre sa famille à l’abri.

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S’emparant d’un camping – car qui traînait par là, Gerry arrive à s’extraire du centre – ville, mais parce que l’une de ses filles se tape une méchante crise d’asthme, un arrêt pharmacie s’impose. A la sortie du magasin et notant qu’on vient de voler leur véhicule, Gerry entraîne son monde à l’abri tout relatif d’une cité voisine (son poto Thierry, sous – secrétaire quelque chose à l’ONU lui assurant l’envoi d’un hélicoptère salvateur dès le lendemain matin).

Aux aurores, l’hélico est bien là ainsi qu’une horde de morts – vivants fort véloces qui manquent de croustiller les fesses de notre héros. Amenée au large de New – York, la famille atterrit sur un bateau regroupant une poignée de réfugiés ainsi qu’un QG militaire tentant de trouver une parade à cette invasion.

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Gerry se voit alors proposer, en souvenir du bon vieux temps et de la promesse de protection des siens, d’escorter en Corée un scientifique qui doit retrouver les origines de la pandémie. Il est bien entendu le SEUL à pouvoir assurer la bonne marche de l’opération.

Vous aurez subodoré au ton légèrement goguenard que nous n’avons pas affaire ici au film du siècle. En effet, on ne peut que regretter le nombre de poncifs s’empilant les uns aux autres et venant surcharger une intrigue au déroulé classique :

  • Patriotisme, don du sacrifice et drapeaux s’agitant au vent, il est vraiment pénible de constater que certaines habitudes ont la vie dure, concernant notamment le fait de gratifier les stazunis de sauveur de l’humanité (et ceci même quand Mark Foster, le réalisateur, est citoyen suisse).
  • Statut de la famille poussé à son paroxysme, on comprend dès le départ que Gerry a des valeurs et n’agit que pour la sauvegarde des siens, c’est original.
  • Passé du héros le poussant bien malgré lui vers une destinée car comme je vous le disais plus haut, son activité de baroudeur – enquêteur lui a permis d’apprendre à survivre tel le ninja et à analyser toute situation à vitesse supersonique. D’ailleurs, la costumière s’est dit qu’il serait intéressant que nous puissions identifier cette caractéristique au premier coup d’oeil : d’où les cheveux mi – longs, la barbe négligée, le foulard ethnique, la veste multipoche … C’est un homme de terrain qu’on vous dit !!

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A vous cependant d’imaginer le reste de la tenue – car photo de plain – pied je n’ai point trouvé – à savoir le pantalon treillis et les pataugas pré – citées. Le front soucieux en prime, c’est parce qu’il doit sauver le monde à lui tout seul, je vous rappelle !

  • Conversation avec celui que tout le monde considère comme fou et dont personne ne prend la peine de vérifier les dires mais sur lesquels Bradinou, qui est loin d’être la moitié d’un couillon, va s’appuyer pour mener à bien sa mission. Evidemment.

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Dans les trucs énervants mais en fait drôles :

La VF (horaire du matin – chagrin, t’as pas le droit à la VO espèce de sale pauvre) délivre de magnifiques perlouses de traductions telles que  » c’est comme lâcher une bande de gros sur des snickers «  (dixit un militaire à propos des attaques foudroyantes de morts – vivants) ou  » la cervelle c’est nickel, les rotules c’est pas nul «  (dixit un gradé particulièrement inspiré concernant les techniques de neutralisation à adopter face à l’ennemi). Un jour, on causera rôle de la VO en tant que gage de qualité …

Toutefois, certaines bonnes idées (car il y en a) émergent.

L’attaque de zombies dans les métropoles s’apparente à un véritable tsunami, se brisant littéralement aux angles des rues et détruisant tout sur son passage,

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ou telle une masse d’insectes forme des grappes franchissant des murs hauts de plusieurs dizaines de mètres. Vraiment impressionnant …

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Les photos sont loin de rendre justice à l’impact des images du film mais cela donne quand même une idée.

L’action démarre pratiquement automatiquement, pas le temps de s’endormir, dès le départ ça pète dans tous les sens (alors que les scènes d’introduction de ce genre de production sont parfois interminables).

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On peut aussi compter sur des saillies intéressantes comme la mort maladroite du scientifique (qui était censé trouver l’origine de l’épidémie et qu’on sentait pressenti à devenir le parfait sidekick* de Gerry) ou la façon dont les résistants trouvent la parade face aux zombies.

Sans réelle surprise donc mais pas totalement mauvais non plus, World War Z s’apparente au blockbuster** classique de l’été qui vous fera (éventuellement) sursauter dans votre fauteuil sans pour autant remettre le genre en question.

En vous remerciant.

En salle depuis le 3 juillet

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Je me suis un peu gaussé de Brad Pitt tout au long de ce billet. Cependant il faut reconnaître qu’à pas de loin de 50 balais, l’animal est plutôt convaincant dans ce rôle physique et qu’il se risque à un exercice qu’il n’avait jamais pratiqué jusque – là. Pour le reste du casting, par contre, on repassera …

Les infos en plus : Le film est tiré de l’ouvrage de Max Brooks qui était déjà l’auteur du rigolo Guide de survie en territoire zombie (comme quoi, je ne suis pas la seule à avoir des obsessions). Concernant la rumeur d’une future trilogie, on me dit dans l’oreillette que tout dépendra du succès du premier opus. Ben on devrait être tranquille alors.

* : Ou autrement dit compagnon du héros, faire valoir.

** : Au cinéma, le terme s’apparentait au départ aux films faisant de très gros succès puis a désigné une super – production à gros budg

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