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18 mars, à l’Auditorium Saint-Pierre des Cuisines, à l’honneur, le cor

09 Mar Publié par dans Musique classique | Commentaires

C’est dans le cadre de l’Association Les Clefs de Saint-Pierre que nous allons retrouver en ce lieu quelques musiciens de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse en petite formation de musique de chambre dans un programme tout à l’honneur de cet instrument qui a, comme on dit, une certaine cote à l’applaudimètre, dans l’éventail d’une formation orchestrale symphonique traditionnelle.

CLEFS 18 mars 2013

Wolfgang Amadeus MOZART
Quintette pour vents et piano

Ludwig van BEETHOVEN
Sonate pour cor et piano, op. 17 en fa majeur
Quintette pour vents et piano, op. 16,

Gabrielle ZANEBONI, hautbois

Emilie PINEL, clarinette

Estelle RICHARD, basson

Thibault HOCQUET, cor

Jean-Sébastien BORSARELLO, piano

CorPas très toulousain tout ce petit monde, au départ !! Pour nous rejoindre, deux ont  traversé la France, un autre vient de la région parisienne, ou venu de Grenoble, ou pour un autre de Lyon !! Est-ce à dire que l’ONCT a donc bien un rayonnement national et même international ? La preuve est là, irréfutable, et en plus, c’est la jeunesse qui est au rendez-vous, une fois de plus, de ces manifestations de musique de chambre réunissant des musiciens de l’ONCT. Va-t-on s’en plaindre ?

La soirée est consacrée à deux quintettes avec piano mais aussi au cor présent dans les trois œuvres au programme, donc le corniste Thibault Hocquet sera en première ligne avec son instrument dont on connaît le côté impitoyable ! Mais pas de crainte car après sa prestation sans failles dans Albert Herring au Théâtre du Capitole, on tremblera un tout petit peu pour lui, mais sans trop. Il paraît que le Finale, plein de vie, est redoutable ! Ceci dit, si le succès est équivalent à celui de la création avec Beethoven au piano et le fameux corniste Punto, le 18 avril 1800 à Vienne, il faudra peut-être faire comme eux, “bisser“ en entier cette œuvre en trois mouvements de 13 minutes environ. « La Sonate a tant plu et a été jouée si parfaitement qu’en dépit de la nouvelle ordonnance sur les théâtres, interdisant les reprises de da capo et les applaudissements bruyants, les virtuoses, quand ils eurent terminé, furent contraints par des bravos forcenés de la recommencer depuis le début, et ils la rejouèrent d’un bout à l’autre. » Compte-rendu du Allgemeine…

« Il existe un lien évident entre les deux premières œuvres de ce concert : en effet, le jeune Ludwig van Beethoven qui écrit son quintette en 1796 choisit la même tonalité et la même formation que celui composé par son aîné en 1784.

Quintettes en miroirLa formation utilisée est rare et elle demeure unique chez les deux musiciens.  Elle appelle nécessairement un style d’écriture concertant : Wolfgang Amadeus Mozart l’a parfaitement assimilée, comme on peut l’observer dans ses œuvres instrumentales et aussi dans ses opéras. Dans ce cas précis, la réussite est totale : on assiste à une sorte de conversation aristocratique de la plus grande élégance. On admire tout particulièrement le mouvement central qui fait chanter les vents, le cor surtout, d’une façon sublime, en ménageant des moments d’émotion et de sensualité harmoniques en une rêverie pleine de rebondissements.

Le quintette de Beethoven possède les qualités inhérentes à une œuvre de jeunesse : l’impétuosité et une sorte de caractère héroïque que l’époque  affectionne. Mais il annonce aussi par sa construction rigoureuse les préoccupations majeures de son auteur. Le dernier mouvement, à l’écriture aérée, témoigne d’une belle connaissance des possibilités qu’offrent les instruments à vent.

Pour parachever ce parcours « dans le vent », la sonate pour cor méconnue mettra plus d’une fois en péril le corniste ! Ecrite en 1800 d’un seul jet, elle demande au cor la douceur des « pianos », mais aussi une agilité redoutable… Bonnes conversations musicales, bonne soirée, et bon vent ! »  Joëlle Farenc.

Dans le Quintette en trois mouvements de Beethoven, les plus fins limiers s’amuseront à repérer dans l’Andante cantabile du mouvement central la mélodie de son thème empruntée sans contestation possible à l’air de Zerline, « Batti, batti » dans le Don Giovanni de Mozart. Cela ne pouvait mieux “tomber“ puisque nous sommes en plein Don Juan au Capitole !!

Michel Grialou

Lundi 18 mars 2013
Saint-Pierre des Cuisines
Réservation

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