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Les Cinémas UGC vous invitent à l’opéra : La Walkyrie, de Richard Wagner

03 Fév Publié par dans Cinéma, Opéra | Commentaires

Deuxième partie du Ring, cette fameuse Tétralogie, et première journée venant après le Prologue de l’Or du Rhin,  l’ouvrage est donné dans le plus grand “temple“ de l’art lyrique, le Théâtre de la Scala de Milan.

Daniel Baremboin

La Walkyrie de Richard Wagner, le compositeur sur lequel, probablement, on a le plus écrit de toute l’histoire de la musique, un cas absolument unique.

Sur un livret entièrement écrit par le compositeur, un livret partie prenante du plus formidable spectacle lyrique des temps modernes, créé dans son intégralité  à Bayreuth les 13, 14, 16 et 17  août 1876.


2013 est l’année du bicentenaire de Giuseppe Verdi, c’est aussi celle de Richard Wagner, tous les deux faisant partie des plus grands compositeurs d’art lyrique.. Les cinémas UGC ont donc choisi d’inviter les spectateurs de Viva l’Opéra à entrer dans le monde de Wagner par un de ses opéras les plus connus, et le plus facile parmi les trois volets venant après le Prologue de L’Or du Rhin, connu surtout par la fameuse « Chevauchée des Walkyries » qui se déchaine au début de l’acte III. Deuxième œuvre de la Tétralogie, La Walkyrie met en scène des affrontements grandioses entre Wotan, et sa fille, la fière Walkyrie Brunnhilde, ou sa femme, la terrible Fricka, mais aussi des passions sublimes, incestueuses entre Siegmund et sa sœur jumelle, Sieglinde. Le tout est porté par le souffle tellurique d’une musique flamboyante. L’orchestre de fosse est un des plus fournis parmi les opéras.

Guy Cassiers

La représentation filmée à la Scala de Milan est donnée dans une mise en scène du flamand Guy Cassiers, venu du monde du théâtre pur en passant auparavant par les arts graphiques. Pas de relecture conceptuelle. Tant mieux. Et s’il respecte le livret, entreprise ô combien louable, ce n’est jamais banal mais soutenu par des images souvent étranges et toujours belles. Respectueux, il s’efface devant la musique, et dans une direction d’acteurs subtile va privilégier la tendresse entre les protagonistes.

La représentation bénéficie en premier lieu de la direction incandescente et inspirée de Daniel Barenboïm, chef prestigieux s’il en est, « coupable » d’une mémorable ouverture de la Scala ce 7 décembre 2012 avec un autre opéra de Richard Wagner, Lohengrin, spectacle ovationné à chacune des représentations. Il n’en est pas non plus à sa première direction de Tétralogie complète.

Elle bénéficie aussi d’une distribution éclatante, un plateau d’anthologie. René Pape constitue l’un des plus grands Wotan actuels sur les scènes internationales. Simon O’Neil en Sigmund est l’un des rares heldentenor capables d’affronter sur la durée la tessiture du rôle avec un timbre séduisant. Immense Wotan à Bayreuth avec Barenboïm déjà dans le Ring de Kupfer, John Tomlinson sera Hunding. On le dit encore en pleine santé vocale !

René Pape

Mais c’est aussi la présence sur le plateau de deux immenses wagnériennes, Nina Stemme et Waltraud Meier. Stemme est LA Brunhilde du moment tandis que Meier reste d’une présence phénoménale dans tous les emplois wagnériens qu’elle interprète, et Sieglinde en fait toujours partie. On n’oubliera pas la Fricka d’une époustouflante nouvelle venue dans le chant wagnérien, la russe Ekaterina Gubanova. Le grand souffle wagnérien sera bien au rendez-vous. Il est dit aussi le plus grand bien des costumes de Tim Steenbergen comme des éclairages et décors de Enrico Bagnoli.

Nina Stemme

Synopsis

Dès le début de la Walkyrie, on tombe dans la guerre, mais l’amour va faire irruption dans ce monde de sang et c’est de nouveau ce contraste qui va construire le récit. On dit souvent que l’opéra est la « défaite des femmes » mais en l’occurrence ici, ce serait plutôt celle des hommes. Toute l’action est conduite à l’initiative des femmes, pendant que les hommes meurent ou sont vaincus puis convaincus.

Chassé par la tempête, Siegmund trouve refuge chez Hunding et Sieglinde qui l’accueillent pour la nuit. Bien vite, Siegmund reconnait en Sieglinde, épouse du monstre, sa sœur jumelle et tous deux sont pris d’une passion interdite. Le lendemain, Siegmund va combattre Hunding mais le Dieu Wotan, père adultérin des amants incestueux, envoie sa fille préférée, la Walkyrie Brünnhilde, une parmi d’autres puisque toutes les Walkyries sont ses filles qu’il a eu avec Erda, la déesse de la Terre, pour faire tomber Siegmund, rançon terrible exigée par Fricka, épouse de Wotan, et gardienne des lois du mariage.

Amoureuse déchirée, Brünnhilde, la vierge guerrière, choisit de protéger le jeune héros, que Wotan sera obligé de terrasser de sa propre main, après avoir anéanti Hunding. Elle encourt un châtiment à la hauteur de sa faute : malgré l’amour qu’il porte à sa fille, Wotan prive Brünnhilde de sa divinité et la plonge dans un profond sommeil derrière un mur de flammes, que seul un héros ignorant la peur pourra traverser, qui sait un jour pour la délivrer. Pendant ce temps, Siegmund est occis, tandis que Sieglinde  porte en elle le fruit de leurs amours, le dénommé Siegfried, objet du volet suivant de la Tétralogie. L’opéra se termine par le duo d’amour, d’amour véritable, entre le père et la fille, suivi du long monologue de Wotan, l’invocation au dieu du Feu, deux sommets de la musique de Richard Wagner.

Le spectacle sera TOTAL !!

Michel Grialou

REPRÉSENTATION à Toulouse le 7 février à 19H00 PRÉCISES, OUVERTURE DES PORTES À 18H15

VIVA L’OPERA – Réservation

DIRECTION MUSICALE : Daniel Barenboïm

MISE EN SCÈNE : Guy Cassiers

DISTRIBUTION
Siegmund : Simon O’Neill
Hunding : John Tomlinson
Wotan : René Pape
Sieglinde : Waltraud Meier
Brünnhilde : Nina Stemme
Fricka : Ekaterina Gubanova
Gerhilde : Danielle Halbwachs
Ortlinde : Carola Höhn
Waltraute : Yvonne Fuchs
Schwerleite : Anaïk Morel
Helmwige : Susan Foster
Siegrune : Lean Sandel-Pantaleo
Gringerde : Nicole Piccolomini
Rossweisse : Simone Schröder

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