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Éloge de l’imaginaire

02 Nov Publié par dans Théâtre | Commentaires

Le metteur en scène toulousain Jean-Jacques Mateu revient vers le jeune public avec sa mise en scène de « la Nuit électrique », de l’auteur britannique Mike Kenny.

Après le succès du « Journal de Grosse Patate », Jean-Jacques Mateu (photo) se tourne à nouveau vers le jeune public avec une pièce de l’auteur britannique Mike Kenny. Pour le metteur en scène toulousain, «  la Nuit électrique  traite avant tout des rapports de l’enfant avec ses peurs. Peur du noir, des ténèbres, de l’obscurité, de l’absence, de la disparition, peur du clown, de la différence et de l’inconnu ». Un texte qui propulse les enfants dans le monde à la fois merveilleux et inquiétant de l’imaginaire. Quand une virée dans une fête foraine devient, à la nuit tombée, prétexte aux fantasmes les plus effrayants. La réalité et le rêve se confondent dans un cauchemar poétique, sous le regard protecteur de la Lune.

Jean-Jacques Mateu prévient dans sa note d’intention: «Si notre « Journal de Grosse Patate » restait dans un univers personnel et intime – seulement coloré des désirs et des humeurs de son personnage – dont celui-ci ne sortait pas excepté pour un dénouement, notre « Nuit électrique » devra pouvoir nous faire quitter facilement, légèrement, poétiquement l’univers quotidien et familial. Il faudra jouer avec les métamorphoses scéniques, transporter les spectateurs à la fête foraine, dans l’antre de l’ogresse. L’armoire deviendrait baraque de foire ou marmite, la lune deviendrait piste de cirque, les lits deviendraient train fantôme, etc. et les acteurs deviendraient tour à tour personnages, régisseurs et narrateurs. Rendre l’enfant spectateur des métamorphoses du plateau, lui dévoiler notre machinerie tout en l’embarquant à bord de notre train fantôme. Produire des visions extravagantes, peut-être menaçantes. Tirer parti de l’insolite. Osciller entre réalité et fantastique. Opter pour la nuit plutôt que le jour, l’ombre plutôt que la lumière, opposer la pâle clarté de la Lune et la saturation colorée de la fête», termine le metteur en scène.

Jérôme Gac

Une chronique d’ Intramuros mensuel

Dimanche 11 novembre, 17h00, à l’ Espace Paul Éluard, 6, rue du Pré-Vicinal, Cugnaux. Tél. 05 61 76 88 99.

Samedi 17 novembre, 20h00, au Théâtre Jules Julien, 6, avenue des Écoles-Jules-Julien, Toulouse. Tél. 05 81 91 79 19.

Mercredi 19 décembre, 15h00, à la MJC Roguet – Saint-Cyprien, 9, rue de Gascogne, Toulouse. Tél. 05 61 77 26 00.

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