Close

Le patron mécène Patrick Lafforgue donne corps à l’exposition « Matières Grises »

25 Oct Publié par dans Arts plastiques, Mécénat | Commentaires

Mécène de l’exposition « Matières Grises » au MIN de Toulouse, Patrick Lafforgue, président de Pacfa, souhaite rapprocher l’entreprise de l’art contemporain. Un projet hors norme à double titre. Son financement et son lieu d’exposition sortent du lot.

« Matières Grises », une première à Toulouse, qui bouscule les lois du genre. Cette exposition d’art contemporain, démarrant ce mercredi 24 octobre, est entièrement financée par un chef d’entreprise mécène, Patrick Lafforgue, président du groupe immobilier Pacfa. Un investissement de près de 50.000 euros. On y ajoute un lieu atypique d’exposition, le Marché d’intérêt national (MIN), réservé au marché de gros et traditionnellement fermé au public. Et on tient là une opération unique à Toulouse.


« A l’occasion du dizième anniversaire de Pacfa, j’ai eu envie d’organiser un événement culturel ouvert à tous, permettant de promouvoir les artistes locaux mais aussi de rapprocher le monde professionnel de celui de la création. La vision de l’artiste amène souvent une perception différente et enrichissante de son métier », explique Patrick Lafforgue, collectionneur et amateur d’art contemporain. Peut-être encore des traces vives de son passage à l’école des Beaux-Arts qu’il a quittée assez vite…

Matières Grises : Béton et intellect en osmose

Du 24 octobre au 12 décembre 2012, une trentaine d’artistes de la scène internationale, tel Jean-Marc Bustamante qui a représenté la France à la biennale de Venise en 2003, ou nationale comme le prometteur Vincent Ganivet déjà repéré par la galerie parisienne de référence Yvon Lambert, mais aussi régionale pour un tiers des œuvres présentées, exposeront leurs créations sur le thème de l’art et de l’architecture. Intitulé « Matières Grises », jouant sur le double sens du cérébral associé aux matières premières de la construction, l’événement se déroulera dans l’ancienne halle aux fleurs du MIN sur plus de 650m².

Le MIN nourrit aussi l’esprit

« Nous voulions ouvrir le MIN aux citoyens pour en finir avec cette image de no man’s land. Tous les bâtiments ont été construits avec des deniers publics, sous compétence maintenant de Toulouse Métropole à 85%. Grâce à cette opération, l’idée est de nourrir les gens autrement que par l’estomac », explique Chrystèle Gaillac, directrice de la communication du MIN de Toulouse.

Pour l’organisation de cet événement, Patrick Lafforgue s’est appuyé sur Delphine Sudre, présidente de l’association toulousaine Les Sens de l’Art, qui développe des actions de promotion de l’art, notamment par le biais du mécénat. Delphine Sudre a confié le commissariat de l’exposition à l’artiste toulousain Damien Aspe et à Manuel Pomar, directeur artistique de Lieu Commun, espace d’art contemporain du quartier Bonnefoy à Toulouse. « Nous avons réussi à obtenir des prêts d’œuvres de plusieurs Frac (Fonds régionaux d’art contemporain), du musée des Abattoirs à Toulouse, et de deux galeries toulousaines, Sollertis et Exprmntl. La réunion de toutes sortes de partenariats, à la fois privés et publics », expliquent les deux commissaires d’exposition.

Bientôt une fondation, Pacfa for Art

Patrick Lafforgue ne compte pas en rester là. Il a initié la création de « Pacfa for Art », sur le principe d’une fondation d’entreprise. « C’est encore une bulle vide aujourd’hui. Il me faut réunir 600 à 800.000 euros de capital pour cela. Mais l’idée est que la fondation participe à des opérations de promotion de l’art contemporain à travers, par exemple, un club d’entreprises mécènes toulousain porté par l’association Les Sens de l’Art. » Il y aura un après « Matières Grises ».

Isabelle Meijers
Une Chronique de ToulÉco

Sur la photo de gauche à droite : Chrystèle Gaillac, directrice de la communication du MIN de Toulouse, Manuel Pomar, directeur artistique de Lieu Commun, espace d’art contemporain du quartier Bonnefoy, Patrick Lafforgue, président du groupe immobilier Pacfa, et Damien Aspe, artiste toulousain. Crédits : Hélène Ressayres – Touléco.

Partager : Facebook Twitter Email

 


Plus d'articles de