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Dans le cadre de Toulouse d’Eté, Amore per Rossini avec la mezzo-soprano française Karine Deshayes

16 Juil Publié par dans Musique classique | Commentaires

Trait d’union entre Rio Loco et Piano aux Jacobins, depuis 2004, Toulouse d’Eté a fait sa place à la satisfaction générale des toulousains mais aussi des touristes de plus en plus nombreux dans la Ville Rose et tout le Midi toulousain. Heureuse combinaison entre l’harmonie des sons et la beauté de l’architecture, le festival affirme le lien entre création et patrimoine, se plongeant dans les musiques actuelles tout comme dans celle dite classique, la part belle étant faite aux artistes du cru. Il aura à cœur de faire partager, une fois de plus, la musique au plus grand nombre du 17 juillet au 10 août, tout au long de soixante-six manifestations, dont des rendez-vous gratuits, avec les Pauses d’été, dans des endroits que l’on qualifiera, au départ, d’improbables ! à découvrir, sans oublier les “à-côtés“ du festival. En un mot et un seul, soyez curieux, que diable !!

Artiste du cru ? Pas tout à fait avec Karine Deshayes qui en constituera une des exceptions, ce dont on ne se plaindra pas ! Mais présence logique, le fil rouge du festival étant cette année, la VOIX.

Accompagnée au piano par Dominique Plantade, la diva s’immerge dans les fastes du bel canto romantique dans un programme alternant  mélodies et airs d’opéras du seul, de l’unique Gioacchino, le “grand panda fainéant“.

Karine Deshayes

Victoire de la Musique Classique 2011 dans la catégorie Artiste lyrique, Karine Deshayes est fille de corniste, baignant depuis toute petite dans la musique et les spectacles lyriques. Passée par le Conservatoire, elle entre dans la troupe de l’Opéra de Lyon où elle reste quatre ans, participant alors à de nombreux spectacles tous azimuts, d’opéras connus ou moins connus ! jouant le Marmiton dans Russalka, ou Clara dans Le Premier Cercle ! l’Ecureuil et la Chatte dans l’Enfant et les sortilèges, pour décrocher Stefano dans Romeo et Juliette, ou Siebel dans Faust…à New-York, Rosine du Barbier à l’Opéra de Paris, ou Chérubin des Noces de Figaro à Bastille et sa première Charlotte de Werther à Lyon, puis Urbain des Huguenots à Madrid, Dorabella dans Cosi fan tutte à Palais Garnier…et Carmen l’an prochain ! Une forme de consécration pour une “bosseuse“, qui vous rappelle que, dans mezzo-soprano, il y a soprano ! une façon de couper court aux disputes sans fin de la tessiture exigée pour tel ou tel rôle. La « petite voix baroque » de ses débuts a fait un sacré chemin. La preuve ? Les plus grandes maisons d’opéras la réclament.

 Michel Grialou

Festival Toulouse d’été – Cloître des Jacobins – 21h30 le 20 juillet.

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