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« Blanche-neige et le chasseur » un film de Rupert Sanders

17 Juin Publié par dans Cinéma | Commentaires

Un premier « long » ahurissant !

Il est parfois des premiers « long » qui interpellent, enthousiasment, déçoivent. En voici un qui laisse…ahuri ! Plusieurs questions viennent à l’’esprit. Comment ce jeune britannique a-t-il pu réunir 170 millions de $ ? Comment a-t-il pu s’assurer d’un pareil casting de luxe ? Comment, et malgré quelques longueurs (le film dure plus de deux heures), a-t-il fait pour rassembler une pareille équipe de virtuoses, que ce soit pour les cadrages, les effets spéciaux, les lumières, la BO, le scénario, etc. et, in fine, nous présenter un film digne du savoir-faire d’un vétéran chevronné ? Dans tous les cas, cette relecture, un rien trash, du célèbre conte des frères Grimm est une réussite totale. Nous voici donc replongé dans le monde merveilleux et enchanté de notre enfance. Du moins le croit-on au début de ce Once upon a time tout à fait classique. Rapidement le côté obscur de l’histoire va prendre violemment le dessus. Et c’est un euphémisme ! Chargé par la maléfique reine Ravenna de lui ramener  le cœur palpitant de Blanche-neige, le chasseur va finalement prendre fait et cause, voire plus,  pour la jeune fille et la transformer en une Jeanne d’Arc un peu en avance sur l’Histoire. La somptuosité des trucages et la virtuosité de la mise en scène achèvent de transformer ce coup d’essai royal en coup de maître.  A l’écran, rien moins que la starlette de Twilight : Kristen Stewart (Blanche-neige), le héros au marteau de Thor et des Avengers : Chris Hemsworth, particulièrement crédible dans le rôle du chasseur, Charlize Théron, sulfureuse Ravenna, Sam Claflin qui nous revient après son Pirates des Caraïbes, la Fontaine de jouvence. Du beau monde, des scènes magnifiques, telle celle de l’apparition du Cerf blanc au Royaume des fées, ou encore ces furieuses chevauchées dignes des meilleurs opus moyenâgeux, du rythme, de l’humour, un peu de suspense aussi. A voir, certainement, mais peut-être pas par un tout jeune public.

Robert Pénavayre 

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