Close

Un événement qui va unir La Garonne à la Baltique et à l’Adriatique

10 Mai Publié par dans Musique classique | Commentaires

Un dimanche à la campagne à l’Orangerie de Rochemontés
Dimanche 13 mai 2012 à 16h30
Muza Rubackyté, pianiste

Pour son troisième concert dans le cadre enchanteur de l’orangerie de Rochemontés, Catherine Kauffman-Saint-Martin, notre merveilleuse folle de musique accueille sa grande amie, l’immense pianiste lituanienne Muza Rubackyté.

Son compatriote, O.V Milosz écrivait ses vers prémonitoires à ce concert :

Quels mots, quelles musiques terriblement vieilles
Frissonnent en moi de ta présence irréelle,
Sombre colombe des jours loin, tiède, belle,
Quelles musiques en écho dans le sommeil ?
Sous quels feuillages de solitude très vieille,
Dans quel silence, quelle mélodie ou quelle
Voix d’enfant malade vous retrouver, ô belle,
O chaste, ô musique entendue dans le sommeil ?

Et Muza Rubackyté sera cette colombe qui voletant sur les touches du piano nous fera entendre des musiques qui semblaient dormir en nous depuis toujours.

Grande spécialiste de Chostakovitch et de Liszt, une grande partie de son programme très original, sera dédié à son compatriote Mikalojus Konstantinas Ciurlionis (1875-1911), autant peintre important que musicien essentiel qui aura fondé l’univers musical de son pays. Son œuvre surtout consacrée au piano, même si elle est contemporaine de Ravel et de Mahler, a un accent fort et particulier, unique en fait.

Récemment Naxos a réédité une partie des enregistrements magistraux de Ciurlionis, et on peut alors entendre quelqu’un de la stature d’un Karol Szymanowski pour la Pologne. Olivier Messiean avare de compliments disait de Curlionis  que c’était  “un extraordinaire compositeur de musique et de peinture”. Il avait mille fois raison.

Rien que pour découvrir ce musicien hors norme, héros national d’un pays, dans trois préludes et deux nocturnes, il faut se précipiter à ce concert. Mais l’originalité de ce programme ne s’arrête point là, et Scriabine, et Liszt dans des transcriptions de lieder de Schubert, pour que nous puissions descendre le Danube sont de la fête.

Le musicologue Marc Laborde présentera, avec sa science bien connue et reconnue, ces œuvres rares.

Il est si audacieux, et généreux de créer un festival de musique par les temps non pas qui courent, mais qui stagnent, qu’il faut absolument encourager son initiatrice.

Venez, accourez ce dimanche à l’Orangerie de Rochemontés.

Gil Pressnitzer

Réservation

 
Partager : Facebook Twitter Email

 


Plus d'articles de