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Trio romantique

06 Mar Publié par dans Musique classique | Commentaires

La série de concerts d’abonnement du mois de mars entraîne les musiciens de l’Orchestre de Chambre de Toulouse au cœur du romantisme allemand. Mendelssohn, Schumann et Brahms, aux destins et aux styles bien différents composent le programme de ces soirées des 6, 8 et 9 mars.

Mendelssohn et Schumann possèdent en commun une générosité et un sens de l’amitié hors du commun. On doit au premier, non seulement la résurrection des grandes œuvres de Johann Sebastian Bach, notamment sa Passion selon Saint-Matthieu qui était pratiquement tombée dans l’oubli, mais également la divulgation de la musique de Schubert, avec en particulier la création posthume de sa dernière symphonie, « La Grande ». Quant à Schumann, qui a d’ailleurs œuvré pour ce dernier événement, il découvrit et encouragea le talent exceptionnel du jeune Johannes Brahms.

Ces trois compositeurs représentent donc bien le noyau dur du romantisme germanique.

Gilles Colliard et ses musiciens jouent la deuxième des douze symphonies pour cordes composées par le tout jeune Felix Mendelssohn. Il avait alors entre douze et quatorze ans. Les trois mouvements de cette pièce témoignent déjà d’un savoir-faire étonnant. Gilles Colliard sera le soliste de l’unique concerto pour violon et orchestre de Robert Schumann. Composé en 1853 à l’intention du virtuose Joseph Joachim qui semble avoir rapidement abandonné l’œuvre malgré son enthousiasme initial, comporte de grandes difficultés pour la partie soliste. Celle-ci ne permet guère de briller, le violon évoluant pour l’essentiel dans un registre médium tout en intimité. Ce concerto sera exécuté dans une transcription pour orchestre à cordes de Gilles Colliard.

Enfin, Brahms sera présent par quelques unes de ses brillantes Danses hongroises pour lesquelles Joseph André tiendra la partie de violon solo.

 

Serge Chauzy
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