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Les Clefs de Saint-Pierre présente : Le temps d’une fugue

17 Nov Publié par dans Musique classique | Commentaires

Lundi 21 novembre à 20h à Saint-Pierre des Cuisines – Toulouse

Laurent Pellerin, violon

Aude Puccetti, violon

Claire Pelissier, alto

Gaël Seydoux, violoncelle

Programme

Joseph Haydn : Quatuor à cordes op. 20 n° 5 en fa mineur

Wolfgang Amadeus Mozart : Adagio et Fugue en ut mineur

Ludwig van Beethoven : « Grande Fugue »

Vous avez bien dit fugue ?

C’est la plus développée et la plus organisée de toutes les formes polyphoniques. Ses caractéristiques principales sont, le nombre constant de voix réelles, totalement équivalentes, en général un seul thème, des entrées de voix, ou d’instruments selon des principes stricts. Dans le cas d’une forme dynamique unique, la fugue toute entière se présente comme une grande cadence harmonique. C’était quelques mots à tendance pédagogique !

Le Quatuor de J. Haydn qui ouvre le concert est en quatre mouvements, l’Allegro moderato initial suivi d’un Menuetto puis Adagio et enfin le Finale qui est une fugue justement à deux sujets énoncés ensemble au second violon et à l’alto. Après une quarantaine d’entrées, cette fugue de plus en plus dense et tendue se termine de façon abrupte et dans la nuance forte par un ultime énoncé des cinq premières notes du sujet principal.

L’Adagio et Fugue en ut mineur est qualifié de page parmi les plus impressionnantes et audacieusement personnelles de Mozart. Long d’une cinquantaine de mesures seulement, on dit que cet Adagio contient des audaces harmoniques surpassant tout ce que Mozart a écrit par ailleurs. Le thème austère de la Fugue est énoncé au violoncelle. « C’est un des plus mémorables et des plus forts qu’un compositeur ait inventé depuis Jean-Sébastien Bach. »

La Grande Fugue (« 17è quatuor »), fut esquissée en 1824 et terminée en octobre1825, deux ans avant sa mort, au cours d’une période peu faste pour Beethoven sur le plan psychologique. Elle devait servir au départ de couronnement gigantesque au Treizième Quatuor avant d’en être dissociée. Sur dix-sept minutes environ, c’est une partition grandiose, difficile, aux significations innombrables tout au long d’une Ouverture sous forme d’allegro, suivie d’une Première fugue, puis la Seconde fugue, le développement des deux fugues, un Développement sur la seconde fugue et enfin la Conclusion.

Michel Grialou

Réservation

 

 

 

 

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