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La Source de Ludwig Minkus et Leo Delibes

27 Oct Publié par dans Cinéma, Danse | Commentaires

Vendredi 4 novembre à 19h30, Le Ballet de l’Opéra de Paris ravive une œuvre oubliée sur les écrans des cinémas Gaumont et Pathé

Les Ballets de l’Opéra national de Paris complètent la saison lyrique lancée depuis le 9 octobre dans les cinémas Gaumont et Pathé. Cette saison est aussi marquée par la retransmission en direct des Ballets du Bolchoï et des plus beaux Opéras du Metropolitan Opera de New York

Diffusé en direct depuis le Palais Garnier, les spectateurs des cinémas Gaumont et Pathé ne manqueront rien de ce Ballet grandiose grâce à l’important système de vidéotransmission mis en place. Des installations ajustées à la pointe de la technologie retranscriront parfaitement l’ambiance du spectacle projeté en Haute Définition avec un son 5.1 sur les écrans des cinémas Gaumont et Pathé. A ces conditions optimales d’image et de son s’ajouteront le confort des salles et la qualité des prestations de ces cinémas.

Pour sa première création  chorégraphique, et désireux de redonner à La Source sa fraîcheur originelle, le danseur étoile Jean-Guillaume Bart s’entoure d’une équipe prestigieuse : le dramaturge Clément Hervieu-Léger de la Comédie Française, le scénographe Eric Ruf et le couturier Christian Lacroix pour de somptueux costumes. Une première pour un ballet français qui s’apprête à élever La Source au rang de chef-d’œuvre. Le ballet lève le rideau sur une Perse légendaire et fantastique où se heurtent les amours contrariés du chasseur Djemil et de la belle Nouredda, pourtant promise au Khan; c’était compter sans l’intervention de l’esprit de la source Naïla qui en se sacrifiant, permet de réconcilier les forces en conflit.

Créée à l’Opéra de Paris en 1866, cette œuvre oubliée du répertoire a séduit le chorégraphe par son éclectisme. Cette grande histoire dansée, poétique et virtuose qui oppose le monde réel à celui des elfes, des nymphes et des êtres immatériels est un subtil mélange de réminiscences shakespeariennes, de romantisme allemand et d’orientalisme.

«  D’un livret aux multiples rebondissements, Jean-Guillaume Bart démêle les emmêlements confus et… passablement démodés: en coupant et allant à l’essentiel de l’action, il renforce tout ce qui oppose avec intensité, l’irréel et la réalité, l’art et l’humanité. Exit les scènes de pantomimes trop datées, … et toujours, unité et cohérence oblige, il s’agit de suivre la musique qui préserve la continuité dramaturgique. Sur le plan chorégraphique, le danseur étoile développe sa propre réflexion sur le vocabulaire classique. Son intention est de libérer le corps de la contrainte mécanique; chaque rebond gagne en élan sans apesanteur… » Alban Deags

De cette beauté esthétique, Edgar Degas en fit un tableau prodigieux (daté1866-1866) curieusement fauve, où le plasticien poète fait mieux qu’un portrait illustratif de la danseuse Melle Fiocre, créatrice du rôle de la belle Caucasienne Nouredda….

« Le peintre exprime jusqu’au climat onirique du ballet de Delibes: ses accents suaves, son exotisme sensuel et oriental. La Source est évoquée par la surface liquide réfléchissante au premier plan et dont le plan semble basculer vers le rêve; la pose songeuse de l’héroïne, son costume atemporel ajoute à la féerie vaporeuse du spectacle. La finesse des tons chromatiques fait une palette elle aussi d’un somptueux raffinement : c’est du Gauguin avant l’heure; et ici, la peinture interroge jusqu’aux limites de la création illusoire, son sujet lui-même; fabriques du merveilleux, peinture et danse fusionnent. A quoi pense-t-elle? Qui est-elle? »

Michel Grialou

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