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« Conan », un film de Marcus Nispel

20 Août Publié par dans Cinéma

Le retour du légendaire cimmérien

Il est possible de porter tous les regards que l’on veut sur ce film, nous allons y revenir. Mais attardons-nous dans un premier temps sur ce personnage de Conan, le Cimmérien. Né de l’imagination fertile  de l’Américain Robert Ervin Howard (1906-1936), qui se suicida d’une balle dans la tempe alors qu’il allait avoir 30 ans, Conan a depuis donné lieu à toutes les traductions possibles, devenant, outre le héros du roman éponyme, celui de nouvelles, de films, de bandes dessinées, de jeux de rôle, de séries TV, de dessins animés, de jeux vidéo et même de parodies. Si ce n’est pas un succès, cela y ressemble beaucoup. Créé en 1932, Conan est indiscutablement l’un des mythes fondateurs de l’héroïc fantasy. A tel point que , raisonnablement, il est permis de se demander si J R R Tolkien ne s’est pas abreuvé aux sources d’une pareille saga.

Le reboot (relance d’une franchise en matière de cinéma) que nous présente aujourd’hui le cinéaste allemand Marcus Nispel est donc une aventure originale (il y en aura d’autres, avis aux amateurs) de ce héros des temps anciens. Succédant au bodybuildé Arnold Schwarzenegger dans ce rôle, l’Hawaïen Jason Momoa, vedette de la série mythique « Alerte à Malibu », issu du mannequinat, dût travailler ferme pour, non pas égaler la stature de son prédécesseur, au moins acquérir une masse physique plus compatible avec les prouesses dudit héros. Résultat convaincant côté biscotos, un peu moins côté comédien, pour le moins sommaire. Mais que lui demande-t-on au juste ? Inutile d’entrer dans le scénario de pareille production dont il est totalement évident qu’il s’articule de façon très artificielle autour de séquences dites de bravoure et de bastons permanentes, avec au milieu la scène « intime » indispensable au repos du guerrier. C’est la loi du genre et celle qui en a fait son succès. Les effets spéciaux sont assez réussis et la 3D relativement efficiente. Les somptueux décors s’inspirent étroitement du graphisme signé Franck Frazetta dans les comics d’origine. Quelques noms plus ou moins connus tout de même à l’affiche : Ron Perlman, Stephen Lang, Rachel Nichols, Rose McGowan. Soulignons la véritable performance de Leo Howard (Conan adolescent), véritable surdoué en matière d’arts martiaux, incontestable bête de scène, ainsi que la présence dans un rôle secondaire du français Saïd Taghmaoui, révélé en 1995 avec La Haine de Mathieu Kassovitz et qui, depuis, développe une belle carrière internationale. Avec peu de choses en main, et c’est un euphémisme, il arrive ici à construire une vraie silhouette. Et croyez-moi, il fallait le faire !

Particulièrement violent, interdit aux moins de 12 ans, ce film est, bien sûr, destiné aux inconditionnels de ce héros batailleur.

Robert Pénavayre

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